publicité

Ilan Halimi, 10 ans après, les hommages

Deux hommages ont été rendus jeudi soir à Ilan Halimi, jeune juif enlevé puis torturé à mort il y a dix ans par le "gang des barbares". Un prélude à plusieurs manifestation prévues cette semaine, à Paris.

  • France 3 Paris IDF (avec AFP)
  • Publié le
Une cérémonie d'hommage à Ilan Halimi, le 11 février 2016. © PHOTOPQR/LE PARISIEN

© PHOTOPQR/LE PARISIEN Une cérémonie d'hommage à Ilan Halimi, le 11 février 2016.

Des centaines de personnes se sont réunies jeudi à l'appel du collectif Haverim, dans le square Ilan-Halimi, dans le XIIè arrondissement de Paris, où résidait le jeune juif, enlevé et torturé à mort, il y a dix ans.

"Nous n'oublions rien de ceux qui ont commis l'irréparable, de ceux qui ont encouragé et ceux qui se sont tus", a expliqué le porte-parole du collectif, qui entendait lancé un "hymne à la vie", en présence des soeurs d'Ilan Halimi.

Personnalités du spectacle et élus

Patrick Braoudé, Ariel Wizman, Stéphane Guillon... De npmbreux artistes se sont succédé sur scène pour chanter et lire des textes "selon les goûts" du jeune homme, âgé de 23 ans lors de son enlèvement. Plusieurs élus, dont la maire de Paris Anne Hidalgo, étaient également présents lors de cette cérémonie.

En début de soirée, à la mairie du XIè arrondissement de Paris, à quelques pas du magasin de téléphonie mobile où travaillait Ilan Halimi, une deuxième soirée d'hommage organisée cette fois par l'Union des étudiants juifs de France et SOS Racisme a réuni plusieurs dizaines de participants.

D'autres hommages prévus samedi et dimanche

Ilan Halimi avait été retrouvé agonisant le 13 février 2006, au bord d'une voie ferrée de l'Essonne, nu, bâillonné, menotté, des traces de torture et de brûlures sur le corps. Il était décédé dans l'ambulance qui le transportait vers l'hôpital.

Le calvaire du jeune homme avait débuté le 21 janvier. Attiré par une jeune femme servant d'appât, il avait été séquestré, menotté, le visage recouvert d'adhésif, et supplicié trois semaines durant dans une cité populaire de Bagneux, dans les Hauts-de-Seine, au sud de Paris. 

Le chef du "gang des barbares" aux préjugés antisémites tenaces, Youssouf Fofana, 25 ans à l'époque des faits, avait tenté d'extorquer une rançon à sa famille, qu'il supposait riche car de confession juive, ainsi qu'à un rabbin.

D'autres hommages sont prévus samedi à Bagneux, en présence de Bernard Cazeneuve, et dimanche à Paris.
les + lus
les + partagés