L'affaire s'est nouée immédiatement après le second tour de l'élection présidentielle. Et c'est un élu d'Île-de-France, Thierry Solère, l'organisateur de la primaire de la droite, devenu un temps porte-parole du candidat des Républicains François Fillon, qui a piloté l'opération.


#répondre à la main tendue

Dans un premier temps, pendant que le nouveau Président de la République nommait un Premier Ministre et constituait un premier gouvernement, Thierry Solère rassemblait d'abord une vingtaine d'élus LR-UDI autour d'un texte appelant à "répondre à la main tendue" par Emmanuel Macron. Dès le jour même de cet appel, le petit groupe initial de signataires grossit à vue d'oeil. L'hémorragie des élus LR-UDI vers le camp d'Emmanuel Macron s'amplifie, à l'approche de l'échéance des élections législatives.

En contre-partie, La République en Marche, le parti du Président n'investit personne en face de certains de ces signataires, candidats aux élections législatives. En Île-de-France, 4 d'entre eux seront dans ce cas et vont être élus sans problème : Thierry Solère, (Les Républicains) justement, dans les Hauts-de-Seine, Franck Riester (Les Républicains) en Seine-et-Marne, et Yves Jego (UDI), toujours en Seine-et-Marne, ainsi que Pierre-Yves Bournazel (Les Républicains) à Paris.


#Un groupe autonome à l'Assemblée Nationale

Depuis, Thierry Solère et ses amis continuent le travail engagé. Quelques jours avant le début de la session parlementaire qui s'ouvre aujourd'hui, Thierry Solère annonçait que les députés de droite prêts à voter la confiance au gouvernement étaient désormais "largement assez nombreux" pour former un groupe parlementaire autonome à l'Assemblée Nationale.

Il y aura en effet un groupe autonome à l'Assemblée, dont le nom reste, semble-t-il, encore à définir.

Concernant l'Ile-de-France, les "constructifs" devraient donc être 5. Car le député de Seine-Saint-Denis, président de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde, devrait lui aussi, sous une forme ou sous une autre, faire partie de "l'aventure". Même si, cas particulier, lui a dû affronter une candidate La République en Marche aux législatives. Elle n'a néanmoins pas pesé très lourd, et Jean-Christophe Lagarde est parvenu très largement en tête.