CARTE. Jardins et cultures... Des startups pour rendre Paris plus vert

L’agriculture se réinvente avec les startups. Des jardins et cultures fleurissent partout, dans les coins les plus inattendus de Paris et de  l'Île-de-France, comme les toits, les parkings, mais aussi les bureaux et nos appartements...

Par France 3 Paris IDF/Emmanuelle Dumas

Peu importe l’hiver, à Paris, c’est toujours la saison des fraises !

Agricool a installé un conteneur gigantesque dans le parc de Bercy : un « cooltainer » avec à l’intérieur 3.600 plants de fraisier maintenus à une température constante et alimentés en lumière par des leds basse consommation, en hydroponie, une technique culturale en hors-sol, l'air pollué de la ville est filtré. Avec ces techniques, le Parisien peut cueillir des fraises qui ont du goût toute l'année.

« Pour qu’une fraise ou n’importe quel fruit et légume soit bon, il faut qu’il soit produit directement là où il va être consommé », affirme l'un des deux fondateurs, Guillaume Fourdinier.
Agricool

Des salariés du Bon Marché partagent la joie du jardinage sur le toit de la Grande Epicerie

Topager réalise des travaux d’aménagement de jardins potagers sur les toits et en pleine terre, ainsi que des murs végétalisés. Par exemple 700 m2 de potager sur le toit de la Grande Epicerie du Bon Marché. Depuis le printemps 2016, 300 employés sur 1.500 font pousser fruits et légumes.
En projet, la Brize de la Bastille, une ferme maraîchère sur 2.500m2 des toits de l’Opéra Bastille avec des fruits, des légumes et des fleurs comestibles au sol, ainsi que du houblon.

Une ferme pédagogique bientôt sur le toit d'un collège

Agripolis installe des colonnes de cultures sur les toits et terrasses, avec la technique d’aéroponie, forme de culture hors sol, pour faire pousser des fruits, légumes et fleurs. La production est vendue sous forme de paniers aux habitants des immeubles concernés. Des projets sont en construction sur les toits de supermarchés à Sainte-Geneviève-des-Bois et à Massy, dans l'Essonne. Un rêve : proposer aux clients des légumes en circuit court, à savoir cultivés sur le toit du magasin. 
Un projet de ferme pédagogique sur le toit du collège Eugène-Delacroix, dans le 16ème arrondissement. / © Agripolis
Un projet de ferme pédagogique sur le toit du collège Eugène-Delacroix, dans le 16ème arrondissement. / © Agripolis
Dès 2017, l’entreprise exploitera une ferme urbaine de 1.200 m2 sur les toits du collège Eugène-Delacroix, dans le 16ème arrondissement. Des animations et sessions pédagogiques auront lieu pour les élèves de l’établissement.

« La Caverne », un projet de ferme urbaine dans un parking souterrain

Cycloponics s’apprête à installer une ferme urbaine, « La Caverne », dans un parking souterrain de 3.500 m2, d’une résidence de logements sociaux de la rue Raymond-Queneau, dans le 18ème arrondissement de Paris. Il y aura trois types de production : un système vertical en hydroponie, des boxes de parkings transformés en champignonnières et du maraîchage sur terreau, également vertical.

Basile, le tout premier jardin d’intérieur connecté, chez soi

Culteev propose aux particuliers "Basile", le tout premier jardin d’intérieur connecté, avec des plantes aromatiques, sans terre et sans eau. Le dispositif intègre un capteur capable de piloter les apports de lumière et d’eau afin de faciliter la pousse des plantes aromatiques choisies.
Culteev

Et si les potagers investissaient les open space ?

Le « design biophilique » affirme que pour obtenir le meilleur du salarié, il faut le replacer dans son environnement d’origine... Ciel mon radis propose de cultiver des potagers bio dans son open space. Exemple chez PWC, à La Défense.
Ciel mon radis

 

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