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Le bruit des avions en Ile-de-France à nouveau en discussion

Comment concilier, en Ile-de-France, avec deux aéroports internationaux, un trafic aérien qui ne cesse d'augmenter avec ses nuisances et l'activité économique qu'il apporte ? Un député voudrait, une nouvelle fois remettre le sujet en débat.

  • Par Christian Meyze
  • Publié le , mis à jour le
Voilà à quoi ressemble une carte des vols, un jour comme un autre, en Ile-de-France © DGAC

© DGAC Voilà à quoi ressemble une carte des vols, un jour comme un autre, en Ile-de-France

Revoici l'hypothèse d'un troisième, voire un quatrième aéroport pour desservir l'Ile-de-France. Beauvais, dans l'Oise, Vatry, dans la Marne ... Pour les passagers ou alors pour le fret.
Et revoici aussi l'hypothèse de la réduction, voire de l'interdiction des vols de nuit, au delà d'une certaine heure, dans un créneau horaire défini.


Pas de bonne solution

Des solutions ou des propositions que le député maire de Villiers-sur-Marne (Val-de-Marne, département d'Orly) Jacques Alain Bénisti (LR), remet aujourd'hui sur la table et qu'il voudrait voir revenir en discussion. Des propositions que nous connaissons tous, et dont chacun a déja entendu parler, bien sûr. Mais dans ce dossier, y-a-t-il vraiment de bonnes solutions ? 

De plus en plus de citoyens se plaignent des nuisances aériennes, principalement du bruit. 2 millions de personnes seraient très exposées et génées en France, dont l'essentiel en Ile-de-France. Et il est vrai qu'habiter sous un couloir aérien ou à proximité d'un aéroport n'est pas de tout repos. Mais si autant de personnes habitent les zones concernées, c'est aussi parce qu'un aéroport apporte des flux économiques considérables et les emplois qui vont avec.
Et lorsque chacun d'entre nous embarque dans l'avion pour partir en vacances, qui est prêt à y renoncer pour épargner les habitants riverains ? Lequel d'entre nous se réjouit de devoir aller prendre un avion à 50 ou 100 kilomètres de Roissy ou d'Orly pour diminuer les nuisances infligées aux riverains des deux aértoports parisiens ?


Des compromis

Alors, depuis 30 ans, on se résoud à mettre en place des compromis. A intervalles plus ou moins réguliers, lorsque l'exaspération devient trop forte ici où là, relayée par la puissante association spécialisée ADVOCNAR par exemple, les pouvoirs publics révisent autant que faire se peut, la carte des couloirs aériens de sur vol de la région. On abaisse les niveaux sonores maximum autorisées ou on allonge les hauteurs d'amorçage de l'atterrissage. 

Depuis longtemps aussi ont été mises en place des aides financières et fiscales dans les zones les plus exposées, pour aider les riverains concernés à faire des travaux d'isolation, d'insonorisation de leur domicile. Et l'autorité de contrôle des nuisances aéroportuaires, l'ACNUSA, veille et produit régulièrement des informations à jour pour aider pouvoirs publics, acteurs du transport aérien et riverains à tenter de trouver des parades, des aménagements. 

La dernière modification importante des couloirs aériens et dispositifs de décollages et atterrissages remonte à 2011. Pour en savoir plus et pour vous faire une idée de l'ampleur de la question, la Direction Générale de l'Aviation Civile, la DGAC a mis en ligne un outil de visualisation du trafic autour de Roissy et d'Orly, en 3D, remarquable, qui permet de comprendre très vite. Il est téléchargeable ici
Quoi faire avec les nuisances aériennes





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