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Nouvelle journée d'action pour les salariés d'OMS Synergie en grève depuis 113 jours

En grève depuis le 21 septembre, les salariés de cette entreprise sous traitant du nettoyage pour Paris Habitat ont choisi ce mercredi 13 janvier pour mener une nouvelle action dans le cadre de leur mouvement.

  • Pierre-Olivier Chaput
  • Publié le 13/01/2016 | 15:24, mis à jour le 13/01/2016 | 19:08
© Collectif de soutien aux grévistes /CGT CNT

© Collectif de soutien aux grévistes /CGT CNT

Ce 13 janvier est une nouvelle journée de mobilisation pour les grévistes d'OMS Synergie. Paris Habitat, bailleur social qui gère 123.000 logements dans la capitale ainsi qu'en proche banlieue sous-traite le nettoyage à cette société. Mobilisés depuis le 21 septembre, soit plus de trois mois, les salariés n'en sont pas à leur coup d'essai dans le bras-de-fer qui les oppose à leur direction.

Ils se sont rassemblés mercredi à leur piquet de grève dans le 20ème arrondissement parisien puis à la porte Maillot. Diop, syndiqué à la CNT-Solidarité Ouvrière, explique qu'à partir de là, ils vont "partir en bus pour manifester". Kanté Ousmane, gréviste et militant CGT détaille : "Le rassemblement a duré un peu plus d'une heure devant un hôtel de la chaîne Accor à Evry." Cette chaîne d'hôtels fait également partie des clients d'OMS Synergie.

De multiples motifs de mécontentement

Si la grève a éclaté et tient encore 113 jours après avoir commencé, c'est que les motifs de mécontentement sont multiples. Les grévistes s'estiment largement exploités par l'entreprise qui les emploie. Ils dénoncent l'absence de vêtements adéquats pour travailler avec des produits chimiques dangereux, le manque de produits pour faire le ménage qu'ils devraient parfois acheter eux-mêmes, leur temps de travail sous-évalué, fiches de paye "douteuses" avec des rémunérations qui baissent sans justification comme le montre cette enquête du site Mediapart.

Les grévistes revendiquent notamment : le respect du code du travail et de la dignité des salariés, des équipements complets et tenues de travail, la subrogation en cas de maladie, une prime de salissure ainsi que la revalorisation de leur qualification.

Une situation au point mort

De son côté, la direction assurait récemment dans cet article du Parisien n'attendre que "le bon vouloir" des salariés pour signer un protocole d'accord, et accusant en retour les grévistes de le bloquer.

En attendant, le syndicat CNT-Solidarité ouvrière a déposé 24 dossiers devant le conseil de prud'hommes de Paris au nom des grévistes. Une audience doit avoir lieu le 4 février prochain.
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