Gobee.bike : face au Vélib’, une application de vélos sans stations arrive à Paris

Le service de location de vélos sans stations a été lancé la première fois à Lille, le 5 octobre. / © Gobee.bike
Le service de location de vélos sans stations a été lancé la première fois à Lille, le 5 octobre. / © Gobee.bike

Un nouveau service de vélos en libre-service débarque à Paris : Gobee.bike. Pas de stations, ni de bornes, les vélos peuvent être garés n’importe où (ou presque).

Par Pierre De Baudouin

Ils arrivent du Nord pour conquérir la capitale, et tenter de mettre fin au règne de Vélib’ depuis plus de dix ans. Les vélos en libre-service de Gobee.bike arrivent ce lundi dans les rues de Paris, après une phase de test à Hong-Kong et un premier lancement à Lille.

Avec leur couleur vert fluo, les bicyclettes peuvent être garées un peu partout. Pas de station ni de bornes, contrairement à son concurrent : la nouvelle application permet de se garer dans n'importe quel espace de parking à vélos.
Gobee.bike : face au Vélib’, une application de vélos sans stations arrive à Paris

Bref, une sorte de Cityscoot ou Coup (des applications de location de scooters à garer librement), version pédales.


Pour trouver son vélo, tout passe par l’appli

Contrairement aux Vélib’, le réseau ne repose pas sur des stations. Les vélos sont disponibles n'importe où dans la ville. Forcément, tout passe par une application pour trouver les véhicules à proximité, tous dotés d'une puce GPS.

Prochaine étape, avant de pédaler : flasher le QR code - sorte de code barre - associé au vélo, avec l'appareil photo de son smartphone.
Les vélos en libre-service de Gobee.bike, verts fluo, débarquent à Paris / © France 3 Paris IDF
Les vélos en libre-service de Gobee.bike, verts fluo, débarquent à Paris / © France 3 Paris IDF

Des vélos à garer n’importe où, ou presque

Une fois son déplacement terminé, plus qu’à verrouiller le cadenas du vélo (un verrou situé sur la roue arrière). Pas besoin de chercher une station proche de sa destination, et une borne disponible.

La facturation se termine, à condition de bien se placer sur un lieu où le stationnement est autorisé. En plus d’un système d'alarme intégrée, des capteurs sont censés détecter si le vélo est laissé au milieu de la rue.

50 centimes par demi-heure

Pour les tarifs, oubliez le fonctionnement des Vélib’ (29 euros par an ; 30 premières minutes gratuites pour une utilisation unique, puis 1 euro pour la demi-heure suivante, 2 euros celle qui suit, puis 4 euros par tranche).

Pour Gobee.bike, chaque minute est débitée. Le prix : 50 centimes par demi-heure. Pour chaque utilisateur, une caution de 50 euros est demandée (15 euros pour les premières semaines de lancement).

Point noir relevé par des usagers, face au Vélib' : les vélos n'ont qu'une seule vitesse.

Reste à voir si le système - entre la disponibilité des vélos, et leur entretien - fonctionne bien dans la capitale. Après Paris, Gobee.bike compte s’étendre à une dizaine de villes en France et en Europe d'ici la fin de l'année 2017.

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