Bagages et colis abandonnés... La “plaie” dans les transports franciliens

Un chien d'une brigade cynophile (image d'illustration). / © IP3 PRESS/MAXPPP
Un chien d'une brigade cynophile (image d'illustration). / © IP3 PRESS/MAXPPP

Le nombre de colis et bagages considérés comme "suspects" a bondi ces derniers mois. Depuis 2014, le nombre de sacs et objets oubliés a augmenté de 122 %, sur le réseau Transilien... La "plaie" pour les voyageurs des transports en commun en Île-de-France.

Par France 3 Paris IDF/ET

"Le trafic est interrompu en raison d'un colis suspect." Ce message peu réjouissant mine la vie du voyageur francilien. Dans les transports en commun de la région parisienne, il n'est pas rare de l'entendre. Encore plus ces derniers mois marqués par le risque terroriste. Car les voyageurs semblent faire davantage attention aux objets oubliés, à en croire Île-de-France Mobilités, le nouvau nom du Stif.

Selon les chiffres de l'autorité en charge des transports en région parisienne, les colis suspects feraient l'objet d'environ 1.500 signalements par an sur le réseau Transilien, soit quatre par jour. A la RATP, c'est pire : sept signalements par jour ! Un nombre qui augmente de manière significative : +122 % depuis 2014, sur les lignes du Transilien.

Une heure d'intervention par colis

Conséquence : ça piétine dans les transports. Car chaque colis litigieux entraîne une intervention des services de sûreté. Et cela prend du temps : une heure environ, selon la présidente d'Île-de-France Mobilités Valérie Pécresse. Mais le retour à la normale sur une ligne perturbée peut prendre bien plus de temps, notamment aux heures de pointe.

Du coup, les voyageurs n'ont plus qu'à prendre leur mal en patience. Sur les réseaux sociaux, les réactions énervées ou ironiques des internautes pleuvent, lorsqu'il s'agit de colis suspects. Et c'est valable aussi pour les grandes lignes...

Des chiens renifleurs

Pour remédier au problème, les autorités misent sur les brigades cynophiles. Composées de deux agents et d'un chien, elles sont en mesure d'intervenir plus rapidement et estimer la réelle dangerosité du colis.
Le temps de "traitement" du colis passe ainsi d'une heure à 15 minutes. 20 brigades devraient être opérationnelles d'ici à fin 2017.




 

Sur le même sujet

Biennale d'art contemporain à Montrouge

Près de chez vous

Les + Lus