Dix ans, jour pour jour. Dix années que les cyclistes parisiens décrochent les vélos gris aux bornes de libre-service pour pédaler dans la capitale.

Le lancement du Vélib’ remonte en effet au 15 juillet 2007, par Bertrand Delanoë – alors marie de Paris – et JC Decaux comme gestionnaire.

Alors que les vélos s’installent en proche banlieue francilienne en 2008, la création de l’application pour smartphones marque une autre évolution essentielle du service, en 2010.
Les 10 ans du Vélib'
Et malgré les premières polémiques sur la sécurité (les comportements dangereux de certains cyclistes, parfois peu habitués à se déplacer à vélo en milieu urbain) ou le financement (surtout le coût des incivilités et le remplacement des vélos), le Vélib’ est aujourd’hui solidement installé dans la vie des Parisiens.

Un succès résumable en cinq chiffres :

300 000 abonnés

En 2017, 300 000 cyclistes sont abonnés à Vélib’, soit 10 % de la population parisienne. Le succès peut s’expliquer par le faible tarif d’abonnement : 29 euros à l’année. Si l’argument économique compte, le recul de la circulation automobile voulue par la Ville ces dernières années joue aussi un rôle.

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200 vélos réparés par jour

Chaque jour, 200 à 250 vélos sont réparés en atelier. Le vandalisme, les vols (et les tentatives ratées), ou encore le peu de soin des usagers pèsent sur les dépenses. Les réparations représentent 35 % du budget d'un Vélib'. A cause des incivilités, le coût annuel d’un vélo est estimé entre 1 500 et 4 000 euros.

100.000 trajets par jour

Chaque jour, 100.000 trajets en Vélib’ sont effectués (à l’année, le chiffre monte à 40 millions de déplacements). Les cyclistes pédalent aujourd’hui sur 700 kilomètres de voies cyclables. Un terrain de jeu qui devrait s’élargir : la maire Anne Hidalgo veut doubler la distance, pour atteindre 1 400 kilomètres de pistes, dans le cadre de son « Plan Vélo 2015-2020 ».

1260 stations en Île-de-France

Paris et sa proche banlieue comptent plus de 1 200 stations Vélib’, pour en tout 41 000 petites bornes d’attache. Si le service comptait 10 000 vélos au lancement, leur nombre a doublé depuis. Avec son changement de gestionnaire (Smoove prend le relai de JCDecaux), la totalité des stations devront être remplacées, dès octobre. Entre-temps, le nombre total de vélos disponibles en libre-service baissera.

30 % des vélos électriques

Qui dit nouveau gestionnaire, dit aussi nouveau nom : Vélib’ deviendra en janvier 2018 « Smoovengo ». Le parc de vélos sera progressivement remplacé. Le nouveau véhicule se veut plus léger, connecté et sécurisé à l’aide d’un nouveau système antivol. 30 % des vélos bénéficieront d’une assistance électrique.

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En dix ans, le modèle de Vélib’ a servi d’inspiration. En 2017, une quarantaine de villes ont adopté un système similaire.

Les services de transport en libre-service connaissent également un certain développement en général, des voitures (Autolib’) aux deux-roues (Cityscoot).