Franck Riester, Aurore Bergé, Mounir Mahjoubi, Marielle De Sarnez, des noms qu'on murmure

Aurore Bergé, Franck Riester, Marielle de Sarnez et Mounir Mahjoubi. / © AFP/MARTIN BUREAU-GUILLAUME BAPTISTE/AFP-PASCAL GUYOT/AFP-BERTRAND GUAY/AFP
Aurore Bergé, Franck Riester, Marielle de Sarnez et Mounir Mahjoubi. / © AFP/MARTIN BUREAU-GUILLAUME BAPTISTE/AFP-PASCAL GUYOT/AFP-BERTRAND GUAY/AFP

Ils sont quatre, deux à droite, issus des rangs des Républicains, Franck Riester et Aurore Bergé, et deux venus d'ailleurs, du Modem pour Marielle De Sarnez et de la "société civile" comme on dit, c'est à dire sans mandat électif jusqu'ici, pour Mounir Mahjoubi. On leur prête un avenir ministériel.

Par Christian Meyze

Beaucoup de noms circulent, comme toujours à quelques heures de l'annonce de la constitution d'un gouvernement, d'hommes et de femmes que certains voient entrer dans le gouvernement. Beaucoup sont ainsi "ministres virtuels" quelques heures seulement.

En attendant "l'annonce" donc, sans doute demain, mardi 16 mai, du nouveau gouvernement, voici les quatre noms que l'on murmure en Ile-de-France.


Aurore Bergé


En commençant par une jeune femme que peu connaissent pour l'instant :
Aurore Bergé, 31 ans, conseillère municipale de Magny-les-Hameaux, dans les Yvelines, et conseillère de l'agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines depuis 2014.

Nantie d'un master d'affaires publiques, cette jeune femme s'est engagée très tôt en politique, dès 2002 -elle avait 16 ans - dans les rangs de la droite, dans ce qui était alors l'UMP de Nicolas Sarkozy. Proche de Valérie Pécresse, elle aussi élue des Yvelines, elle se présente en 2014, aux élections municipales à Magny-les-Hameaux, où elle ne sera pas élue maire, mais siège comme conseillère municipale d'opposition.

Soutien de François Fillon en 2012, elle choisit finalement, en 2016 de rallier Alain Juppé dans sa campagne pour la primaire de la droite. Elle fait partie de son équipe de veille numérique et anime la campagne digitale du maire de Bordeaux.

En février 2017, après avoir rencontré Emmanuel Macron, elle choisi de sauter le pas et s'engage dans le mouvement "En Marche", entrainant plusieurs collaborateurs avec elle. Elle est investie pour les législatives par "La République en Marche", dans la 10 ème circonscription des Yvelines, celle dont le sortant est Jean-Frédéric Poisson, le président du Parti Chrétien Démocrate.


Franck Riester

A 43 ans, Franck Riester, chef d'entreprise et député-maire, Les Républicains, de Coulomiers, en Seine-et-Marne, a déja une longue expérience de la politique à son compteur. Ce diplômé de gestion et de commerce n'a que 21 ans lorsqu'il est élu pour la première fois, en 1995, sur la liste (chiraquienne) de Guy Drut, à l'époque maire de coulommiers.

Le temps pour le jeune Riester de finir ses études, d'apprendre les bases de la mécanique politique et de s'installer aux commandes de l'entreprise automobile familiale qu'il va développer et faire prospérer, il devient progressivement maire-adjoint, puis maire à partir de 2008. Il est élu député de Seine-et-Marne en 2007.

Franck Riester était en 2008, rapporteur à l'Assemblée de la loi créant "l'Hadopi" (Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet). Pendant la campagne électorale, Franck Riester, initialement soutien de Bruno Le Maire, puis d'Alain Juppé au second tour de la primaire de droite, s'était rallié à François Fillon, au nom de la loyauté à sa famille politique.


Mounir Mahjoubi


Depuis quelques semaine, on entend parler de lui parfois plusieurs fois par semaine. Jusqu'alors pourtant, cet entrepreneur de 34 ans, personnalité notable du "numérique", président de la société French Bureau, une start-up qui accompagne des groupes industriels dans l'innovation numérique, était presque un inconnu dans le monde politique. Presque, parce qu'il est tout de même engagé, à titre individuel, depuis déja plusieurs années. Jeune militant syndical, à la CFDT, quand il était technicien réseau informatique, puis au PS, il prend assez rapidement ses distances.

Pourtant, en 2006, il est séduit par l'aventure de la Ségosphère de la candidate à l'élection présidentielle Ségolène Royal.
En 2012, il soutient François Hollande et participe à la communication numérique du candidat.

En février 2016, François Hollande le nomme président du Conseil National du Numérique. Dont il démissionne en janvier 2017 pour rejoindre la campagne présidentielle d'Emmanuel Macron, en tant que conseiller stratégie numérique.

Il est investi pour les législatives sous l'étiquette La République en marche dans la 16ème circonscription de Paris.


Marielle De Sarnez

Elle est tombée dans la politique très tôt, juste après son bac. Et n'en n'est jamais ressortie. Il y a tout de même quelques explications : Marielle De Sarnez, issue d'une famille bourgeoise et dont le père était un haut-fonctionnaire, directeur de cabinet du ministre de l'intérieur sous De Gaulle, a grandi dans l'atmosphère de la politique.

A 66 ans, Marielle de Sarnez, vice-présidente du Modem, est un peu "l'ombre portée" de François Bayrou, ou son double. Elle a croisé sa route à l'UDF, chez les giscardiens donc, au moment de la fondation du mouvement. Elle ne l'a plus quitté, ferraillant inlassablement pour le compte du patron du Modem, affrontant avec lui toutes les tempêtes, partageant les succès. Député européenne depuis 1999, conseillère de Paris, ses sujets de prédilection vont des échanges Europe - Chine à la protection des mineurs sur internet.


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