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Manuel Valls à Ozoir-La-Ferrière (77) : «La République protégera toujours les musulmans de France»

Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a pourfendu jeudi soir les "actes anti-musulmans", tout autant que sa récupération par des extrêmistes, lors de la rupture du jeûne du ramadan à la mosquée d'Ozoir-la-Ferrière, en Seine-et-Marne.
 / © BERTRAND LANGLOIS / AFP
Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a pourfendu jeudi soir les "actes anti-musulmans", tout autant que sa récupération par des extrêmistes, lors de la rupture du jeûne du ramadan à la mosquée d'Ozoir-la-Ferrière, en Seine-et-Marne. / © BERTRAND LANGLOIS / AFP

En visite jeudi soir dans la petite mosquée d'Ozoir-la-Ferrière, qui avait été dégradée au début de l'année avec des inscriptions à caractère raciste et des croix gammées, le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a souligné que "la République protégera[it] toujours les musulmans de France".

Par France 3 Paris, avec AFP

Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, a pourfendu jeudi soir les «actes anti-musulmans», tout autant que sa récupération par des extrêmistes, lors de la rupture du jeûne du ramadan à la mosquée d’Ozoir-la-Ferrière, en Seine-et-Marne. «La République, a-t-il lancé dans une allocution en présence du vice-président de la mosquée, Boubakeur Quedjali, et de l’imam Brahim Tounkara, ne tolèrera jamais un geste dirigé, ou une parole prononcée, contre un musulman. La République protègera toujours les musulmans de France.»

C’est à dessein que Valls, en charge des cultes, avait choisi, après les grandes mosquées de Paris et de Lyon, de s’exprimer, pour la troisième fois à l’occasion de l’iftar, à la petite mosquée Taouba, forte de 150 à 200 fidèles. L’édifice avait été dégradé, début février, avec des inscriptions à caractère raciste et des croix gammées, qualifiés par le ministre de «slogans abjects» et d'«attaques inacceptables». Leurs auteurs n’ont pas été retrouvés.

Alors que les actions et menaces antimusulmanes ont augmenté de 35% pendant les six premiers mois de l’année, par rapport à la même période en 2012, le ministre a déclaré : «je ne laisserai jamais dire, ni ne laisserai croire, que les forces de l’ordre (...) privilégieraient davantage les actes antisémites que les actes anti-musulmans ou anti-chrétiens. Cette rhétorique-là est connue. Elle est fausse. Elle est infamante. C’est celle de la division et souvent de la haine des uns envers les autres.»

Mais, à côté de sa charge contre les actes anti-musulmans, Manuel Valls a mis en garde ceux qui en prennent prétexte, qui les récupèrent, pour se radicaliser. «La République, a-t-il insisté, s’opposera toujours à ceux qui voudraient faire de la France un terrain de conquête; qui voudraient, au nom d’une croyance dévoyée, imposer d’autres lois que la loi de tous.»

Rappelant que «la République, c’est la liberté de conscience, c’est la foi à visage découvert», Manuel Valls a fait clairement allusion aux émeutes d’il y a dix jours à Trappes (Yvelines). «La loi interdisant le port du voile intégral dans l’espace public doit être appliquée avec fermeté (...) Ceux qui continuent de plaider pour le port de ce voile défient nos institutions.»

Le ministre «entend opposer la même intransigeance à ceux qui s’en prennent aux musulmans de France qu’à ceux qui, en dévoyant le message de l’Islam, entendent s’en prendre à la France». «La République, c’est la possibilité de pratiquer sa religion librement sans subir aucune intimidation. La liberté de pratiquer l’islam en toute tranquillité, en toute sécurité. En toute fierté», a-t-il conclu.

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