Le patronat du transport routier exclut de négocier avec la CGT sur le transport de carburants

© AltoPress/MaxPPP
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Le patronat du transport routier a écarté, lundi 29 mai, toute négociation avec la CGT, qui poursuit ses barrages filtrants aux abords de dépôts de carburants principalement en Île-de-France, où quelques stations-service sont touchées par la grève.

Par Christian Meyze

La CGT-Transports a lancé le mouvement vendredi en espérant "négocier" l'insertion dans la convention collective du transport routier de "spécificités" propres aux matières dangereuses (carburant, gaz, produits chimiques...). Elle demande notamment une durée journalière de travail maximale de 10 heures, un suivi médical semestriel spécifique, un taux horaire minimal de 14 euros de l'heure et un treizième mois.

Ce lundi 29 mai, les fédérations patronales FNTR et TLF ont tenu "à préciser que ces revendications sont portées par le seul syndicat CGT et qu'aucune négociation n'est envisageable avec un seul syndicat".
Les deux organisations indiquent néanmoins dans un communiqué commun que les questions soulevées par la CGT "seront notamment abordées début juillet dans le chantier des classifications conventionnelles".

Pas de rupture d'approvisionnement pour l'instant

Selon les fédérations patronales, "75% des chargements en carburant sont assurés, ce qui n'entraîne pas de risque de rupture dans la chaîne d'approvisionnement", contrairement à ce qu'assurait la CGT plus tôt.

Le groupe Total indique que "la situation dans les stations-service était normale ce lundi matin", à l'exception de certaines stations "essentiellement localisées à Paris et proche banlieue". Sur les 350 stations Total en Ile-de-France, 21 étaient en rupture de stock (soit 6% du réseau francilien), 61 en rupture de gazole et 42 en rupture d'essence.

Blocage des transports de carburants en Ile-de-France

 

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