Trois gardes à vue dans l'enquête sur les armes utilisées dans l'attentat contre l'Hyper-Cacher

© Joël Saget/AFP Photos
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Trois personnes sont en garde à vue, mercredi 5 juillet, dans l'enquête sur la fourniture des armes à Amedy Coulibaly, l'auteur de l'attentat jihadiste contre l'Hyper Cacher, porte de Vincennes à Paris, en janvier 2015

Par C.M/AFP

Deux femmes, âgées de 23 et 31 ans, ont été interpellées à Roubaix et un homme de 42 ans en région parisienne, entre lundi 3 et mardi 4 juillet, par les enquêteurs de la Sous-direction antiterroriste (Sdat) et de la Police judiciaire parisienne.

Les deux femmes seraient des proches d'un trafiquant d'armes présumé, Samir L., mis en examen en avril dans ce dossier, soupçonné d'être lié de près à la fourniture de certaines armes arrivées entre les mains d'Amedy Coulibaly.
Des traces ADN d'une des femmes et de l'homme ont été retrouvées sur l'une des armes de l'auteur de la tuerie de l'Hyper Cacher le 9 janvier 2015.

Au cours de leur garde à vue, qui peut se prolonger jusqu'à 96 heures, les enquêteurs vont essayer de comprendre si ces personnes avaient pu avoir connaissance de la fourniture des armes à Coulibaly.

Selon la piste suivie par les enquêteurs, les armes retrouvées en possession de Coulibaly proviendraient d'un lot de 200 à 250 armes démilitarisées importées de Slovaquie par Claude Hermant, un ex-mercenaire qui se présente comme un indic, via la société de son épouse. Il les aurait revendues dans les milieux criminels, auprès notamment de Samir L., intermédiaire présumé de Coulibaly.

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