Soupçonné d'avoir tiré sur des gendarmes, un frère d'Adama Traoré en garde à vue

Lors du rassemblement, à Paris, en mémoire d'Adama Traoré, mort le 19 juillet dernier, dans le Val-d'Oise, lors d'une interpellation policière. / © IP3 PRESS/MAXPPP
Lors du rassemblement, à Paris, en mémoire d'Adama Traoré, mort le 19 juillet dernier, dans le Val-d'Oise, lors d'une interpellation policière. / © IP3 PRESS/MAXPPP

Bagui Traoré, l'un des frères d'Adama Traoré décédé en juillet dernier lors de son interpellation par les gendarmes, a été placé en garde à vue mardi dans le cadre d'une enquête sur des tirs contre des gendarmes.

Par France 3 Paris IDF/ET (avec AFP)

Un frère d'Adama Traoré a été placé en garde à vue mardi dans le cadre d'une enquête sur des tirs contre les forces de l'ordre en juillet à Beaumont-sur-Oise, dans le Val-d'Oise, a indiqué le parquet de Pontoise. Les faits remontent aux violences dans le Val-d'Oise, ayant suivi la mort du jeune homme. Plusieurs membres de la famille Traoré devaient aussi être entendus comme témoins mardi dans le cadre de cette procédure.
Une soeur d'Adama, Assa Traoré, devenue porte-parole de la famille, était entendue dans la matinée par des gendarmes, selon un membre du comité de soutien. Condamné en décembre à huit mois de prison ferme pour outrages et violences, et actuellement incarcéré, Bagui Traoré a été extrait de la maison d'arrêt du Val-d'Oise et placé en garde à vue "pour des faits de tentative d'assassinat sur personne dépositaire de l'autorité publique", a indiqué le parquet.

"Violences psychologiques"

Après la mort d'Adama Traoré, 24 ans, lors de son arrestation par des gendarmes le 19 juillet, des violences avaient éclaté à Beaumont-sur-Oise, sa ville d'origine, et dans les communes voisines : tirs d'armes à feu et de mortiers artisanaux, véhicules incendiés, bâtiments publics pris pour cible. Selon les autorités, une soixantaine de coups de feu avaient été tirés pendant ces cinq nuits de violences. 13 policiers et gendarmes avaient été blessés. 

Le comité de soutien a dénoncé mardi auprès de l'AFP des "violences psychologiques" à l'égard de la famille Traoré et une volonté d'"étouffer" leur lutte.

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