Il battait son chien... Un homme condamné à de la prison ferme

Un chien Jack Russel (image d'illustration). / © H. Schmidt-Roeger/picture alliance / blickwinkel/H/Newscom/MaxPPP
Un chien Jack Russel (image d'illustration). / © H. Schmidt-Roeger/picture alliance / blickwinkel/H/Newscom/MaxPPP

Un homme de 42 ans originaire de Villeneuve-Saint-Georges, dans le Val-de-Marne, qui battait son chien, a été condamé à six mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Créteil, jeudi soir.

Par France 3 Paris IDF/ET (avec AFP)

"Je l'ai pas fouetté fort, ni méchamment (...) J'aime mon chien, sinon je l'aurais pas pris." Une défense bien insuffisante pour le tribunal correctionnel de Créteil, qui a condamné jeudi soir un homme de 42 ans à six mois de prison ferme, pour avoir battu son chien. Originaire de Villeneuve-Saint-Georges, dans le Val-de-Marne, ce métallurgiste et serrurier portugais avait déjà été condamné pour détention de stupéfiants, possession d'armes et conduite sans permis.

Déjà inquiété pour des faits similaires en 2013, avant un classement sans suite, l'homme était jugé jeudi pour avoir fouetté son chien en le tenant par les pattes arrière, avant de le jeter au sol, et de lui asséner un coup de pied. Le tribunal correctionnel a également condamné l'individu à une interdiction de posséder un animal pendant cinq ans. Il a été immédiatement incarcéré, les juges prononçant un mandat de dépôt.

Le chien confié à une association

Le calvaire de Joker, un Jack Russel âgé de deux ans, a pris fin grâce à l'intervention d'un voisin. A force d'entendre les hurlements du petit chien, ce voisin a filmé le maître en train de battre son animal. Prévenue, une association de défense des droits des animaux a alors porté plainte.

Lors de l'audience, le parquet a diffusé la vidéo en question : "La façon d'infliger les coups avec un bâton, en le tenant par les pattes arrière, et de le jeter par terre avant de shooter dedans comme un ballon de football, relève bien de l'acte de cruauté", a-t-il indiqué.

"Un animal, ce n'est pas un jouet ou un punching-ball pour se défouler quand on est énervé", a estimé l'avocate de l'association partie civile. Joker a été confié à cette association, qui l'accueille désormais dans son refuge.

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