Me Fabienne Roy-Nansion, l'avocate de Fabienne Kabou, avait fait appel, jugeant le verdict "effrayant" pour une femme "malade". L'avocat du père du bébé, Christian Saint-Palais, avait lui-même dit sa surprise d'envoyer cette femme 20 ans en prison "alors que nous savons qu'il s'agit d'une grande malade mentale".

Selon ses aveux, Fabienne Kabou s'était rendue le 19 novembre 2013 de son domicile de Saint-Mandé, en région parisienne, à Berck dans le but de noyer la petite Adélaïde - qui n'aura pas eu d'existence légale, faute d'avoir été inscrite à l'état civil. La responsabilité pénale de l'accusée avait été au centre de son premier procès qui s'est tenu du 20 au 24 juin 2016 devant la cour d'assises du Pas-de-Calais.

Trois psychiatres avaient conclu que Fabienne Kabou présentait une "pathologie psychiatrique de type paranoïa délirante", mais d'autres experts avaient contesté cette thèse, parlant seulement d'"un trouble psychique". Tous avaient toutefois retenu l'altération du discernement au moment des faits.