Jusqu'à dix ans de prison dans l'affaire de la filière jihadiste de Champigny-sur-Marne

Des journalistes devant le domicile d'un des membres présumés de la filière jihadiste de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) le 19 novembre 2014. / © LIONEL BONAVENTURE / AFP
Des journalistes devant le domicile d'un des membres présumés de la filière jihadiste de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) le 19 novembre 2014. / © LIONEL BONAVENTURE / AFP

12 prévenus étaient jugés dans l'affaire de la filière jihadiste de Champigny-sur-Marne, dans le Val-de-Marne. Ils ont été condamnés à des peines allant jusqu'à 10 ans d'emprisonnement.

Par France 3 Paris IDF (avec AFP)

Les prévenus jugés dans l'affaire de la filière jihadiste de Champigny-sur-Marne, dans le Val-de-Marne, ont été condamnés mardi par le tribunal correctionnel de Paris à des peines allant de trois ans de prions, dont deux avec sursis, à dix ans d'emprisonnement.

Les faits remontent au mois d'août 2013. Cet été-là, par deux vagues successives, les membres de ce groupe jihadiste s'étaient rendus en Syrie. Si certains en sont revenus, plusieurs d'entre eux, qui s'y trouvent encore, ont été condamnés en leur absence.  

Cinq des 12 prévenus ont comparu

C'est en fréquentant une mosquée de Villiers-sur-Marne, que le groupe s'était radicalisé. Au sein de la mosquée, les membres avaient été au contact de Mustapha Mraoui, considéré comme le "gourou" du groupe, et de Karim Assani, qui occupait une place de référent religieux. Ce dernier serait décédé en Syrie, tout comme Mikaël Batista, un autre prévenu.

Dans cette affaire, deux prévenus comparaissaient détenus devant le tribunal correctionnel de Paris. Ils ont été condamnés à des peines de sept et huit ans de prison. Trois autres prévenus comparaissaient libres, et n'ont pas été incarcérés à l'issue de l'audience. Parmi eux, une jeune mère de famille de 27 ans, s'était rendue avec ses trois enfants en Syrie pour y rejoindre son mari. Le tribunal correctionnel l'a condamnée à cinq ans de prison, dont trois avec sursis assorti d'une mise à l'épreuve. La partie ferme de sa peine peut être aménagée et purgée autrement qu'en détention.

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