Pays de la Loire : Jacques Auxiette lance le débat de la réforme régionale

Le Conseil régional débat de l'avenir de la régionale des Pays de la Loire le 13 mai 2014 / © christophe turgis
Le Conseil régional débat de l'avenir de la régionale des Pays de la Loire le 13 mai 2014 / © christophe turgis

Le président du Conseil régional des Pays de la Loire lance le débat sans détour, rappelant qu'avant Manuel Valls, Mrs Raffarin en 2004, Fillon en 2010 et Ayrault en 2013 avaient tenté de réformer ces régions qui ont tout juste 40 ans.

Par Christophe Turgis

Il est 10h pile quand Jacques Auxiette ouvre la séance, et démarre en trombe, "les Pays de la Loire existent, c’est une région qui marche" et de rappeler qu’en 2040, 4 500 000 personnes y résideront. En faisant une des plus grandes régions d’Europe !

Les Pays de la Loire sont nés il y a 40 ans en janvier 1974. Jacques Auxiette cite le préfet Camus qui installait le nouveau conseil régional : "la plupart des régions de France ne sont pas dotées à leur naissance de cette conscience collective, éveillée et active qui fait des collectivités adultes. Il leur faut très rapidement passer le mur de l’indifférence, et ceci sans rien perdre de ce quelles particularismes départementaux recèlent de réalistes humaines, sans rien rejeter de ce que les relations interrégionales peuvent apporter à chacun au cœur de notre Ouest-Atlantique". Le préfet concluait : " je déclare installé, dans l’histoire et dans les fonctions légales, le Conseil Régional des Pays de la Loire".

Jacques Auxiette se fait le chantre de celui qui poursuivra cette histoire : "Aujourd’hui nous y sommes, Que de chemin parcouru ! Et personne n’a le droit de casser ce qui marche au nom d’intérêts particuliers, d’identités supposées ou réelles, ou de visées économiques égoïstes".

Car Jacques Auxiette entend que les Pays de la Loire contribuent au débat lancé par le Premier ministre, "mais dans leur unité et solidaires". Il veut mener la bataille des compétences, "le fait régional s’est imposé",mais de souligner que l’État s’a pas su s’adapter, et de "vouloir une réduction de la présence de l’État en région".


Pour avancer il faut coopérer !

Jacques Auxiette veut coopérer avec les voisinages, élaborer des stratégies communes et pourquoi pas, s’il le faut, envisager la perspective de fusions. "Mais l’affaire est trop sérieuse pour être traitée en fonctions de symboles. Nous ne laisserons personne imposer une carte qui ne tienne pas compte des réalistes quotidiennes des territoires !"

Représentants d’institutions et élus régionaux vont se succéder pour dire globalement leur adhésion à l’idée "d’une réforme nécessaire" dit François Pinte premier intervenant pour l’UMP. En rappelant "qu’il faudra une modification de la Constitution. Et voyant là une méthode pour reculer une défaite annoncée en repoussant d’un an les élections régionales…"

François Pinte ajoute : "les Ligériens devront donner leur accord par voie référendaire, au terme de débats traités sereinement en dehors de périodes électorales."

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