Les opposants aux éoliennes EDF au large de Saint-Nazaire ont été déboutés en appel

Les prototypes d'éoliennes maritimes ont été livrés en janvier 2017 à Saint-Nazaire. / © LOIC VENANCE / AFP
Les prototypes d'éoliennes maritimes ont été livrés en janvier 2017 à Saint-Nazaire. / © LOIC VENANCE / AFP

Les opposants à la construction de 80 éoliennes par EDF au large de Saint-Nazaire ont été déboutés par la cour administrative de Nantes en appel ce lundi 15 mai. Les associations peuvent encore déposer un pourvoi devant le Conseil d'Etat.

Par Cécilia Sanchez

EDF avait obtenu le feu vert des préfectures, mais des associations s'étaient mises en travers du projet. Trois associations réunies au sein du collectif "Défense de la mer" avaient en effet déposé un recours auprès de la cour administrative de Nantes, estimant que ce parc éolien avait un impact visuel, des conséquences sur le tourisme et constituait une menace pour la biodiversité du banc de Guérande.


Mais Reuters annonce qu'il a été rejeté en appel ce lundi 15 mai, laissant le champ libre à EDF qui souhaite construire un parc de 80 éoliennes en mer au large de Saint-Nazaire.

Cette installation à plus de 12 km des côtes prévoit de fournir en électricité 720 000 habitants. S'il voit le jour en 2021 comme estimé, il serait le premier parc éolien en mer en France. Avec cette décision de justice, le projet se rapproche de plus en plus.

Dernière solution : un pourvoi devant le Conseil d'Etat

Déboutées, les associations devront verser chacune 500 euros de frais de justice à la société du Parc du Banc de Guérande, filiale d'EDF Energies Nouvelles. Elles peuvent déposer, dans les deux mois, un pourvoi devant le Conseil d'Etat. Un recours qui ne serait pas examiné avant la fin de l'année 2018, selon leur avocat, maître Francis Monamy.

Les opposants avancent que les éoliennes seront installées dans une zone de risques sismiques, ce qui troublerait l'écosystème local. Le même argument est avancé par des associations formées contre la construction d'éoliennes au large de Fécamp (Seine-Maritime) et de Courseulles-sur-mer (Calvados). La cour administrative d'appel de Nantes a été désignée par le gouvernement pour statuer sur ces affaires. 

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