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Aéroport Notre-dame-des-Landes : des camions d'Eurovia incendiés à Limoges, acte revendiqué au nom des "ZAD"

Un incendie volontaire a détruit à Limoges sept camions de l'entreprise de travaux publics Eurovia, filiale du groupe Vinci concessionnaire du site de l'aéroport de Notre-dame-des-Landes, un acte signé d'une inscription "ZAD partout" et revendiqué dans la matinée par un email.

  • Claude Bouchet avec AFP
  • Publié le 27/01/2016 | 14:41
Sept camions brûlés chez Eurovia, en zone sud à Limoges. © André Abalo

© André Abalo Sept camions brûlés chez Eurovia, en zone sud à Limoges.

Le Parquet de Limoges a indiqué que trois foyers distincts de départ de feu ont été relevés sur les lieux de l'incendie, confirmant une information du quotidien le Populaire du centre. Sur place a également été découverte sur une porte de hangar une inscription "ZAD partout", en référence aux "zones à défendre", comme celle établie près de Nantes par des opposants au futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes, un site sur lequel intervient l'entreprise Eurovia.

Un message électronique revendiquant l'incendie est ensuite parvenu, à 02H18, à la rédaction du quotidien Le Populaire. Son auteur y revendique "le sabotage" en ajoutant: "Eurovia crève ! Comme Vinci ou Areva, multinationale de merde (...) Il semble que vous soyez résolus à faire de cette terre une poubelle et c'est pas Rémi Fraisse qui vous arrêtera et c'est pas l'état d'urgence qui nous arrêtera".

Rémi Fraisse est un jeune militant écologiste qui avait été tué en octobre 2014 par une grenade offensive lancée par un gendarme lors d'une manifestation contre le barrage de Sivens (Tarn).

Lourd préjudice

Trois foyers ont été allumés vers 22h30, ce mardi 26 janvier. Sept engins de chantier sont partis en fumée. Pour l'entreprise, le préjudice est important : environ 500 000 euros, selon le directeur d'Eurovia Limousin-Poitou-Charentes. L'incendie devrait se traduire par du chômage technique pour une partie des 120 salariés de l'entreprise.

L'entreprise Eurovia avait déjà été visée sur ce même site en juin 2015 par l'incendie volontaire de dix engins de chantier.
Une enquête a été ouverte et confiée à la police judiciaire de Limoges.
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