Anaïs Goldemberg : les gentilles sorcières naissent à Nantes

"Hiver" le deuxième tome de la série "Une saison chez les sorcières" d'Anaïs Goldemberg / © Olivier Quentin France 3 Pays de la Loire
"Hiver" le deuxième tome de la série "Une saison chez les sorcières" d'Anaïs Goldemberg / © Olivier Quentin France 3 Pays de la Loire

Après "Automne" et "Hiver", Anaïs Goldemberg auteure de livres jeunesse, s'apprète à publier "Printemps", troisième tome de la série "Une saison chez les sorcières" aux éditions Lumignon. Ses pinceaux enchantent les pages de ses albums.

Par Olivier Quentin

Dire qu'Anaïs Goldemberg est tombée toute petite dans une marmite de dessins n'est pas mentir. Née à Baden dans le Morbihan, Anaïs était voisine de l'écrivain Jean-Claude Crosson, auteur de carnets de voyages illustrés. "Il suffisait que je traverse la rue pour prendre des cours de dessin sauvages" raconte l'illustratrice. Avec en plus une maman bibliothécaire on peut penser qu'elle fut abreuvée de livres.

Katastraboum, Irritantine et Grogragrou

Une adolescence et quelques balades en forêt plus tard, Anaïs fait le choix des Arts Appliqués à l'école Pivaut de Nantes. Et c'est à Nantes qu'elle s'est installée pour créer ses personnages Katastraboum, Irritantine et Grogragrou (entre autres). D'abord illustratrice pour les autres, Anaïs Goldemberg a décidé de fonder sa propre maison d'édition "Lumignon" pour être plus libre de créer ses mondes imaginaires.

Anaïs Goldemberg devant sa planche à dessin pour le 3ème tome de "Une saison chez les sorcières"
Anaïs Goldemberg devant sa planche à dessin pour le 3ème tome de "Une saison chez les sorcières"


A 29 ans (en fait elle a un peu plus mais Anaïs s'est jetée un sort pour bloquer la pendule à 29 ans), la jeune femme adore toujours autant se plonger dans l'univers des sorcières et des monstres. Contempler ses dessins est un enchantement. Anaïs Goldemberg n'aime rien tant que l'ambiance des forêts profondes, des ombres et des lumières qu'elle recrée avec talent.

Vingt-cinq sorcières

Automne, Hiver et bientôt Printemps nous emmènent dans "une maison perdue au bout d'un chemin secret au plus profond d'une forêt". Une maison habitée par vingt-cinq sorcières qui vivent leurs aventures au gré du passage des saisons. A la pointe de ses pinceaux trempés dans la gouache, Anaïs fait naître les mondes magiques qui peuplent son imagination. Ses personnages, ses décors sont tout en rondeurs et en couleurs chatoyantes. On regrette juste qu'il n'y ait pas plus d'illustrations dans ses albums tant son univers est séduisant.

►voir la vidéo

Si le marché du livre jeunesse se porte bien, on quitte le monde du merveilleux quand on aborde les pratiques qui y régissent les rapports entre éditeurs et auteurs. Avec les éditions "Lumignon" Anaïs Goldemberg peut faire vivre ses sorcières et accueillir des auteurs qui lui sont proches.

Souhaitons que ses dessins conservent ce rayonnement magique qui fait tout leur charme.

Sur le même sujet

Fusillade Vigneux-en-Bretagne Août 2013

Près de chez vous

Les + Lus