Cancer du sein : la campagne de sensibilisation des étudiantes sages-femmes

27 étudiantes sages-femmes en deuxième année ont publié cette affiche pour sensibiliser au dépistage du cancer du sein. / © EFSAN DR
27 étudiantes sages-femmes en deuxième année ont publié cette affiche pour sensibiliser au dépistage du cancer du sein. / © EFSAN DR

Les étudiantes de 2 ème année de l'école de sages-femmes de Nantes ont publié une affiche encourageant l' "autopalpation", pour sensibiliser au dépistage du cancer du sein.

Par Simon Auffret

"L'autopalpation n'est pas compliquée, et cela concerne tout le monde", explique Élodie Verna. "C'est un premier pas vers le dépistage". Les 27 étudiantes sages-femmes de 2 ème année de Nantes participent cette année à Octobre Rose, mois de sensibilisation au cancer du sein.

La promotion a publié une affiche, relayée par le Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Nantes, sur laquelle posent les étudiantes. "S'autopalper ça peut sauver", indique l'image, tout en précisant que "cela ne remplace en rien l'avis d'un professionnel de santé".

"Nous voulions rendre visible au maximum la campagne", complète Élodie Verna, étudiante en 2 ème année. "On est plutôt contente des premiers retours"

Le cancer du sein est le plus répandu chez les femmes en France, avec 54 062 nouvelles personnes touchées chaque année selon la Ligue contre le cancer. Le risque est plus important à partir de 50 ans, âge où le dépistage par mammographie est recommandé tous les deux ans.

Sur l'auto-examen des seins (AES) - ou autopalpation - les avis divergent dans le monde médical : la société canadienne du cancer a arrêté de le recommander en 2007, tout en affirmant l'importance pour une femme "de connaitre suffisamment la région entière de ses seins (...) de manière à pouvoir y observer des changements".  

En Loire-Atlantique, l'association Capsanté 44 explique qu'il "n'existe pas de preuve de l'effet du dépistage par l'auto examen des seins", mais recommande l'AES comme méthode de sensibilisation.

Le Dr Marc Espié, cancérologue à l'hôpital Saint-Louis de Paris, considère lui que la pratique pourrait éventuellement "créer des biopsies et des interventions chirurgicales inutiles".

Les événements organisés dans le cadre d'Octobre Rose sont tournées vers la sensibilisation et la responsabilisation des femmes sur le dépistage de ce type de cancer. Suite à la publication de l'affiche, l'association nantaise des étudiants sages-femmes (ESFAN) organise un flash-mob, le jeudi 26 octobre, à 18 h30 sur la place du Bouffay.

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