Il bloque la construction de l'aéroport de Notre Dame des Landes

Campagnol amphibie / © Bretagne Vivante
Campagnol amphibie / © Bretagne Vivante

Le campagnol amphibie (Arvicola sapidus) communément nommé rat d'eau est une espèce protégée. Il fait l'objet d'un recours juridique par les opposants au projet de l'aéroport et empêche pour l'heure toute progression des pelleteuses.

Par Willy Colin

Concrètement, le chantier de l'aéroport peut débuter à tout moment puisqu'il a été autorisé par des arrêtés préfectoraux. Mais si c'était le cas, les anti-NDDL auraient la possibilité de déposer un recours en référé qui aurait, lui, un effet suspensif.

La petite bête menacée, en l'occurence le campagnol amphibie semble le dernier rempart à la horde de Bulldozer que s'apprête à envoyer le constructeur AGO Vinci.

Les principales associations d'opposants - l'Acipa (Association citoyenne intercommunale des populations concernées par le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes), le CéDpa (Collectif d'élus doutant de la pertinence de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes) et l'Adeca (Association de défense des exploitants concernés par l'aéroport), ainsi que la conseillère générale Parti de gauche Françoise Verchère et l'agriculteur Sylvain Fresneau, président de l'Adéca, ont nominalement déposé le recours.

Le collectif considère que l'Etat et le concessionnaire de l'aéroport sont dans "l'incapacité écologique et technique de procéder aux compensations environnementales qu'impose normalement la loi en cas de destruction d'une zone humide ou d'espèces protégées".

Le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes a fait l'objet d'une déclaration d'utilité publique en 2008 et a été attribué sous forme de concession publique au groupe Vinci fin 2010 pour un achèvement des travaux en 2017, mais la contestation sur place est très soutenue. 

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