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Notre-Dame-des-Landes : Bruno Retailleau craint “l’ambiguïté” du gouvernement

Bruno Retailleau présente la pétition demandant l'évacuation de la Zad à Notre-Dame-des-Landes / © Antoine Ropert -  France 3 Pays de la Loire
Bruno Retailleau présente la pétition demandant l'évacuation de la Zad à Notre-Dame-des-Landes / © Antoine Ropert - France 3 Pays de la Loire

Le président de la région demande a être reçu par le Premier ministre pour évoquer le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Il a organisé en urgence une conférence de presse ce vendredi après-midi en réactions aux différentes déclarations des membres du gouvernement dans les médias.

Par Claude Bouchet

Ce jeudi matin, Edouard Philippe a confirmé la nomination d'un médiateur pour "mettre les choses à plat sur la table" et "étudier l'ensemble des options" avant de prendre une décision. Le même jour, sur le plateau du journal de 20 heures de France 2, c'est au tour de Nicolas Hulot de s'exprimer sur le sujet, évoquant les "autres alternatives" à explorer. 

Le lendemain, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb déclare qu'il est favorable à cette médiation et qu'il ne souhaite pas de mesures "brutales" tout en mettant en garde contre la radicalisation. 

Les craintes de Bruno Retailleau 


En 48 heures, le dossier de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes est donc revenu sur le devant de la scène médiatique.

Bruno Retailleau, président de la région Pays de la Loire et du Syndicat mixte aéroportuaire, a dans la foulée exprimé ses craintes quant à l'avenir du projet. "Cette médiation je ne la refuse pas", a-t-il dit, même s'il estime, qu'elle n'est "pas indispensable". Il précise : "Si c'est une médiation qui vise simplement à faire baisser la pression, tant mieux, mais elle ne doit pas remettre en cause les décisions." En somme, il estime que cette médiation ne doit servir qu'à convaincre les zadistes d'évacuer le site. 

Il rappelle également que les tribunaux ont validé le projet et que le "oui" l'a remporté au référendum proposé par François Hollande. "S'il s'avérait que le pouvoir d'un médiateur puisse être supérieur à celui des tribunaux, qu'il puisse remettre en cause un vote sur lequel le président de la République s'est engagé, alors on sort de l'état de droit et de la démocratie et on donne le dernier mot au plus violent."

Bruno Retailleau craint surtout que la construction de l'aéroport ne soit encore retardée, si elle n'est pas totalement abandonnée. 

"Est-ce que le président de la République va donner finalement raison aux zadistes, à la violence ? Est-ce qu'il va méconnaitre la force d'une démocratie, la force des tribunaux ? Est-ce qu'on est  retombés, comme dans les années François Hollande, dans le grand flou, l'ambiguité, et dans ce que j'appelle l'impuissance publique?"

► L'interview complète de Bruno Retailleau 

Bruno Retailleau craint "l'ambiguité" du nouveau gouvernement sur Notre-Dame-des-Landes
Après les déclarations de plusieurs ministres, Bruno Retailleau, président du Syndicat mixte aéroportuaire et de la Région Pays de la Loire, a peur de retomber "dans le grand flou des années Hollande". - France 3 Pays de la Loire  - Denis Leroy et Gwenael Rihet




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