Notre-Dame-des-Landes : Ségolène Royal souhaite un projet alternatif

La ministre de l'Écologie lors de la rentrée du conseil des ministres, le 4 janvier 2017. / © MAX PPP
La ministre de l'Écologie lors de la rentrée du conseil des ministres, le 4 janvier 2017. / © MAX PPP

Ségolène Royal, ministre de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer, était l'invitée du Grand rendez-vous d'Europe 1 dimanche 8 décembre. Elle a notamment été interrogée sur la question de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, où elle se déclare en faveur d'un projet alternatif. Extrait.

Par Valentin Pasquier

Fin décembre, les élus de Nantes-métropole ont voté à une écrasante majorité (72 pour, 14 contre) pour demander à l’État de respecter sa parole et le vote des électeurs département de Loire-Atlantique, et donc de débuter les travaux [de l'aéroport] au plus tôt. Qu’est ce que vous répondez à cette assemblée démocratique ?
Écoutez, le fait même que ce problème ne soit pas résolu est le signe qu’il a été très mal engagé. Il faut en sortir, trouver des solutions, en dehors des enjeux électoraux (…). C’est le principe de la loi biodiversité, qui stipule que l’on peut et que l’on doit aménager sans détruire. Elle repose sur trois règles : « éviter la destruction de la nature, la réduire ou la compenser ». (…) Cela n’a pas été clairement expliqué. »

L'extrait sur Notre-Dame-des-Landes se situe à 25'55".

Mais à quoi cela sert de faire voter la population de Loire Atlantique, si c’est pour leur dire ensuite que le projet ne se fera peut-être pas ?
Pour recueillir leur avis. Mais vous avez du 50-50 sur Nantes et 75% de non sur les communes qui sont concernées par l’aéroport.

La vraie démocratie, ce n’est pas une question en oui ou non

Ce n’est pas l’autorité de l’État qui est remise en question sur cette décision ?
Je ne crois pas, dans la mesure où [le référendum] est aussi une décision des élus locaux. Il faut que le président de région, les élus du conseil général (sic), la maire de Nantes se remettent autour de la table, et je pense que la bonne base est le rapport que j’ai commandé à l’inspection de mon ministère, et qui aurait dû servir de base pour la consultation.
Parce que la vraie démocratie, ce n’est pas une question en oui ou non, où les gens ne s’écoutent plus et ne se parlent plus, c’est le choix entre plusieurs projets. Il faudra revenir à des principes clairs de démocratie environnementale et locale, c'est-à-dire le choix entre plusieurs projets.

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