A Pornichet, une mutuelle “municipale” à petits prix

Au lieu de débourser jusqu'à 150 euros par mois, un patient de 70 ans ne dépensera pas plus de 71 euros pour une couverture complète avec la mutuelle "communale". / © Sebastien JARRY / Maxppp
Au lieu de débourser jusqu'à 150 euros par mois, un patient de 70 ans ne dépensera pas plus de 71 euros pour une couverture complète avec la mutuelle "communale". / © Sebastien JARRY / Maxppp

Une couverture santé, jusqu'à 60% moins chère. Voilà ce que propose la ville de Pornichet, en plein dans la tendance à négocier des contrats "communaux" auprès des mutuelles. Pour en bénéficier, les habitants, sans conditions de ressources, n'auront qu'à résilier leurs contrats actuels. 

Par Eleonore Duplay

Ils voyaient défiler de plus en plus de jeunes, de retraités, sans couverture santé, "parce que la mutuelle était trop chère"...
Les agents du CCAS de Pornichet ont donc lancé l'idée d'une mutuelle dite communale. Un contrat négocié par la ville auprès d'une complémentaire santé. 

Pour Pornichet, ce sera la mutuelle des cheminots de la région nantaise, qui offrira à tous, des tarifs bien plus compétitifs que les prix du marché. A titre d'exemple, pour un homme de 70 ans, un contrat avec de bons remboursements en optique et dentaire, ne coûtera pas plus de 71 euros... Alors que dans le privé, il est courant de devoir débourser jusqu'à 150 ou 200 euros pour la même couverture.


Ni conditions de ressources, ni questionnaire médical


Pour en bénéficier, pas de conditions d'âge ni de ressources, pas de questionnaire médical, il suffit d'habiter la commune, et de résilier son contrat actuel, au moins deux mois avant la date anniversaire.

Des réunions d'information et permanences seront organisées sur la commune, dont la première se tient le 11 octobre à 18h30 à l'espace Camille Flammarion.

Face au nombre croissant de personnes qui se privent de complémentaire santé pour raisons financières, les communes sont de plus en plus nombreuses à négocier ainsi des tarifs préférentiels pour leurs administrés.

Rien qu'en Loire-Atlantique, les villes de Nantes, Fay-de-Bretagne, Corcoué-sur-Logne et La Garnache ont déjà sauté le pas des mutuelles communales.

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