Angers : Emmanuel Drouin parmi les Marcheurs qui vont quitter LREM

Emmanuel Drouin, à droite, va quitter le parti des Marcheurs / © DR
Emmanuel Drouin, à droite, va quitter le parti des Marcheurs / © DR

100 "Marcheurs" ont annoncé qu'ils allaient quitter le parti vendredi, veille du congrès de la République en Marche. Parmi les 100 signataires d'une tribune expliquant les raisons de cette fronde, Emmanuel Drouin, élu municipal de Segré dans le Maine-et-Loire.

Par Fabienne Béranger

Dans cette tribune intitulée "La démocratie n'est pas En Marche !", les 100, dont Emmanuel Drouin, élu municipal segréen, estiment que "les nouveaux statuts (de LREM, NDLR) avec une représentativité très affaiblie de la base militante ne permettent ni la liberté d'opinion et d'expression, ni une critique interne du pouvoir contre ses propres abus".

Pour preuve, samedi se tiendra le congrès de la République en Marche, au cours duquel sera élu le premier président du parti. Seul candidat en lice, Christophe Castaner, l'actuel porte-parole du gouvernement.
Or, comme l'expliquent nos confrères de Franceinfo: les 380 000 adhérents du parti ne voteront pas, contrairement à ce qui se fait dans d'autres partis. Un collège d'élus, de ministres et de cadres et 200 militants tirés au sort désigneront les dirigeants du mouvement.

"Le prochain "sacre" de Christophe Castaner, élu à la tête du parti, avant l'heure en l'absence de concurrents, laisse peu d'espoirs aux militants en attente de démocratie", déplorent les "100 démocrates"

Les militants de la première heure avaient pourtant cru à cette "démocratie" au printemps 2016 quand Emmanuel Macron avait lancé le mouvement En Marche !. "Les marcheurs sincères mus par une vision humaniste de l'engagement politique, se sont sentis compris. Ils allaient enfin pouvoir s'engager derrière un homme, avec la promesse d'en finir avec la politique comme profession réglementée et tout faire pour que les citoyens soient mieux associés aux décisions qui les concernent", écrivent-ils dans leur tribune.

Un an et demi après la création du mouvement, sept mois après l'élection d'Emmanuel Macron, "les marcheurs en colère" estiment que "la République en marche est tout sauf bienveillante et empathique".

"Les 100 citoyens que nous sommes, indépendants, libres, militants des droits de l’Homme, partisans de la démocratie ne peuvent pas continuer au sein d'un mouvement ou parti sans ligne politique qui n’a pas su s’appuyer sur les piliers de la démocratie et qui a nié avec arrogance et mépris l’intelligence du peuple", concluent les "100 démocrates".

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