Angers : numérique et emploi dans l'agriculture

Journée #esaconnect à l'école supérieure d'agricultures d'Angers / © GS, France 3 Pays de la Loire
Journée #esaconnect à l'école supérieure d'agricultures d'Angers / © GS, France 3 Pays de la Loire

L'agriculture connectée, en libérant l'exploitant, va t'elle tuer l'emploi? L'une des question posée à l'ESA (Ecole supérieure d'Agricultures) d'Angers dans le cadre de la #connected week d'Angers. Les rdv de l'agriculture connectée se déroulent jeudi 26 octobre.

Par Guénolé Seiler

Une vache couverte d'une douzaine de capteurs. Avec cette illustration, Nathalie Hostiou, chercheure à L'INRA dresse un tableau complet du "potentiel" de la vache connectée.
"On estime qu'avec le développement des machines à traire, les éleveurs ont gagné 20 à 30% de temps de travail", explique la chercheure, "en même temps qu'ils ont gagné en souplesse de travail".

Avec l'arrivée des tracteurs autonomes (pour l'instant absent des campagnes françaises), jusqu'où peut aller dans "l'ubérisation" de l'agriculture?

Philippe Retière, président de la fédération des maraîchers nantais, rappelle que les première machines de tri et de calibrage du muguet sont arrivées il y a 30 ans dans les exploitations. "Reste à développer les capteurs olfactifs" pour tester l'odeur du muguet sourit-il.

Pour souligner le rôle encore essentiel de l'agriculteur, Philippe Retière rappelle l'échec des machines à faire des bottes de radis. Chaque machine coûtait l'équivalent de 150 000 euros et aujourd'hui, elles dorment dans des hangars du pays nantais.
"On est revenu au façonnage manuel des bottes, car le travail des machines n'était pas satisfaisant" ajoute Philippe Retière.  

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