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Protection de l'enfance : 2 000 personnes dans les rues d'Angers

Protection de l'enfance : 2 000 personnes dans les rues d'Angers
Autour de 2 000 personnes étaient présentes à Angers lundi après-midi pour protester contre le projet de réorganisation de la protection de l'enfance du Conseil départemental du Maine-et-Loire. - Avec Julien Capelle, éducateur spécialisé délégué FO - France 3 Pays de la Loire - Eric Aubron, Gwénaël Rihet, Laura Chabot

Autour de 2 000 personnes étaient présentes à Angers lundi après-midi pour protester contre le projet de réorganisation de la protection de l'enfance du Conseil départemental du Maine-et-Loire.

Par M. F. avec AFP

Plusieurs centaines de personnes – 2 000 selon les organisateurs – ont défilé lundi dans les rues d'Angers pour protester contre le projet de réorganisation de la protection de l'enfance du Conseil départemental du Maine-et-Loire, menaçant quelque 350 emplois. La préfecture n'a pas communiqué de chiffre de participation.


"L'enfance n'est pas une marchandise", ont notamment scandé les manifestants, qui répondaient à un appel de l'intersyndicale CGT, FO, Sud et CFE-CGC, a indiqué Dominique Radin, représentant Sud Santé Sociaux et lui-même éducateur au Foyer de l'enfance.

Ils ont aussi brûlé des cercueils, symbolisant "la mort de la protection de l'enfance", a-t-on appris auprès d'une responsable d'une association du département hébergeant des enfants séparés de leurs familles et placés par décision de justice, qui a tenu à garder l'anonymat.

Selon ces sources, le département du Maine-et-Loire a décidé en juin 2016 de remettre à plat, pour des raisons budgétaires, l'intégralité de l'offre d'accueil de l'enfance en danger et de lancer un appel à projets pour répondre à ce besoin d'accueil.


"Une politique de marchandisation du social"

"Différentes associations ont répondu à cet appel mais cinq associations du Maine-et-Loire qui s'occupaient jusque-là de l'accueil n'ont pas été retenues", a-t-on expliqué. Quelque 350 emplois sont en conséquence menacés.

Dans l'appel à projets, "le prix de journée était de 30% inférieur à ce qu'il était et les petites associations n'ont pas pu s'aligner", a souligné Dominique Radin.

Les manifestants craignent par ailleurs que les associations retenues proposent, en raison d'un "coût inférieur", "une qualité d'accompagnement inférieure" des enfants placés.


Plusieurs délégations sont venues de toute la France – notamment du Nord, de Paris, d'Ille-et-Vilaine ou de Loire-Atlantique – pour participer à cette manifestation nationale.

"Ce qui se passe dans le Maine-et-Loire est le prototype de ce qui risque de se passer au niveau national. C'est le résultat d'une politique de marchandisation du social", a dénoncéDominique Radin.

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