Merouane Benahmed, ancien membre du GIA, extradé à Laval

Merouane Benahmed, membre du GIA, lors de son arrestation par les gendarmes en décembre 2015, à Saint-Affrique, dans le sud de la France. / © PASCAL PAVANI / AFP PHOTO / AFP
Merouane Benahmed, membre du GIA, lors de son arrestation par les gendarmes en décembre 2015, à Saint-Affrique, dans le sud de la France. / © PASCAL PAVANI / AFP PHOTO / AFP

Merouane Benahmed, ancien membre du Groupe islamique armé (GIA) algérien, extradé lundi de Suisse vers la France qui le recherchait pour non-respect de son assignation à résidence, a été mis en examen jeudi à Laval et incarcéré.

Par YL avec AFP

Merouane Benahmed, 43 ans, est poursuivi pour "non-respect d'une mesure d'assignation par un étranger", a indiqué jeudi à l'AFP le procureur de la République de Laval, Guirec Le Bras. Il était recherché par la France depuis le 8 septembre 2016. Assigné à résidence à Evron, en Mayenne, depuis décembre 2015, il ne s'était pas présenté à la gendarmerie pour l'un de ses quatre pointages quotidiens.

Le 21 septembre, il était réapparu au centre d'enregistrement et de procédure de Vallorbe, en Suisse, pour y déposer une demande d'asile. Il avait été arrêté le lendemain. En décembre, la Suisse avait donné son feu vert à la demande d'extradition de la France. Benahmed avait fait alors appel, mais le Tribunal pénal fédéral avait rejeté son recours le mois dernier.

Il a été remis lundi aux autorités françaises et est arrivé ce jeudi à Laval. Merouane Benahmed, marié et père de quatre enfants, a fui son pays en 1999 et a été condamné à dix ans de prison en France dans le cadre de l'affaire des filières tchétchènes, soupçonnées de projeter des attentats à Paris.

Libéré en 2011, il vivait depuis sous le régime de l'assignation à résidence, la Cour européenne des Droits de l'Homme ayant refusé son extradition vers l'Algérie où il a par ailleurs été condamné à mort par contumace.

En juillet 2015, il avait été condamné à quatre mois de prison à Quimper (Finistère) pour ne s'être pas présenté à la gendarmerie alors qu'il était déjà contraint de le faire quatre fois par jour dans le cadre de cette même assignation à résidence.

Le non-respect de son assignation lui fait encourir une peine de trois ans de prison, mais étant donné qu'"il est en récidive légale pour des faits identiques, la peine peut être portée à six ans de prison maximum", a indiqué le procureur de Laval à l'AFP.

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