Modern Express : le cargo remorqué s'éloigne de la côte avec succès

L'opération de la "dernière chance" pour remorquer le cargo Modern Express et éviter qu'il ne s'échoue sur les côtes landaises est pour l'heure "un succès" selon les autorités maritimes.

  • Par Claude Bouchet
  • Publié le
Prise de remorque du cargo "Modern Express" par le remorqueur espagnol "Centaurus" © Marine nationale

© Marine nationale Prise de remorque du cargo "Modern Express" par le remorqueur espagnol "Centaurus"

Après avoir passé la remorque, l’équipe de SMIT Salvage a quitté le Modern Express par hélicoptère et a rejoint la frégate anti-sous-marine Primauguet. Le remorqueur « Centaurus » a débuté l’opération de remorquage à 11h45 après avoir réussi à faire pivoter le cargo pour l’orienter vers le large. La priorité aujourd’hui est d’éloigner le cargo de la côte.


Les efforts de traction restant très importants, la remorque peut casser. Dans ce cas, il faudra tenter une nouvelle prise de remorque. L’opération de la dernière chance est un succès. Il y avait une seule chance, il ne fallait pas la laisser passer. Le vice-amiral d’escadre Emmanuel de Oliveira, préfet maritime de l’Atlantique, salue le courage et le professionnalisme des hommes d’exception qui ont fait de cette opération un succès. Ces hommes, ce sont les 4 spécialistes de la société SMIT SALVAGE, mais aussi les équipages des deux remorqueurs espagnols qui ont dû effectuer des manoeuvres très délicates, et les marins de la Marine Nationale, notamment les pilotes d’hélicoptère qui ont réalisé des hélitreuillages d’une grande précision.

Les pilotes d’hélicoptère ont réalisé des hélitreuillages d’une grande précision. © Marine nationnale

© Marine nationnale Les pilotes d’hélicoptère ont réalisé des hélitreuillages d’une grande précision.


La priorité des experts est désormais d'éloigner le cargo des côtes pour « se donner de la marge », a-t-il précisé. Car, selon la préfecture, la remorque (qui est cette fois, non pas en acier, mais en Dyneema, un polyéthylène moderne ultra-résistant et plus léger, peut « casser », notamment en raison de la houle qui restait importante en début d'après-midi avec des creux de 2,50 à 3 mètres, ainsi qu'en raison de la force de traction. Il était en tout cas temps de pouvoir agir : au 7e jour de sa dérive dans le golfe de Gascogne, le Modern Express n'était plus qu'à 44 km des côtes françaises.

Rappel des faits 

Le 26 janvier 2016 en début d’après-midi, le MRCC (Maritime Rescue Coordination Center) Falmouth a coordonné dans sa zone de responsabilité une opération de sauvetage sur le navire de commerce en détresse « MODERN EXPRESS ». L’ensemble de l’équipage, composé de 22 personnes, a été évacué par des hélicoptères de sauvetage espagnols dans des conditions de mer très difficiles.

Le navire, de type roulier, d’une longueur de 164m, se situait alors à 200 nautiques (environ 370 Kms) dans le sud-ouest de la pointe de Penmarch. Il transporte 3600T de bois débité en fardeaux et des engins de travaux publics.

>>l'opération de remorquage en vidéo ( Marine Nationale)

Modern Express : le cargo remorqué s'éloigne de la côte avec succès

L'opération de la "dernière chance" pour remorquer le cargo Modern Express et éviter qu'il ne s'échoue sur les côtes landaises est pour l'heure "un succès" selon les autorités maritimes.  -  Marine Nationale  -  Marine Nationale



 

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