Affaire Fillon : des journaux locaux de Sarthe et de l'Orne sollicités par la justice

Des militants sarthois lors du meeting de François Fillon à la porte de Versailles, à Paris, le 9 avril 2017. / © MAXPPP
Des militants sarthois lors du meeting de François Fillon à la porte de Versailles, à Paris, le 9 avril 2017. / © MAXPPP

Dans le cadre des affaires Fillon, le tribunal de grande instance de Paris collecte des preuves de l'action sur le terrain de Penelope Fillon lorsqu'elle suppléait son mari. Le 25 avril, les archives de journaux sarthois et ornais ont été sollicitées par les magistrats pour justifier cette activité.

Par Valentin Pasquier avec AFP

Plusieurs hebdomadaires sarthois du groupe Publihebdos ont reçu une réquisition leur demandant des archives prouvant la présence de Penelope Fillon sur le terrain, dans l'affaire de ses possibles emplois fictifs, a-t-on appris mardi auprès du site Actu.fr, édité par le groupe.

"Nous avons reçu cette lettre du pôle financier de Paris aujourd'hui", a indiqué le 25 avril à l'AFP Samuel Quignon, rédacteur en chef du Petit Courrier-L'Echo de la Vallée du Loir, qui appartient à Publihebdos.

Le courrier, envoyé par le cabinet du juge Serge Tournaire, chargé de l'instruction au pôle financier du tribunal de grande instance de Paris, a été envoyé à cinq hebdomadaires de la Sarthe, de l'Orne et de l'Eure-et-Loir: L'Action Républicaine, Le Perche, Les Nouvelles de Sablé, L'Orne Hebdo et Le Petit Courrier-L'Echo de la Vallée du Loir.

Des articles mentionnant toute action publique de Mme Fillon


La justice demande aux journaux de lui fournir "tout article publié évoquant Mme Penelope Fillon et notamment tout article relatant sa participation à des événements locaux (inaugurations, cérémonies officielles, visites d'hôpitaux, de maisons de retraite, vernissages, concours divers, etc) publié entre 1998 et 2016", a indiqué Samuel Quignon.

Penelope Fillon a été mise en examen le 28 mars pour "complicité et recel de détournement de fonds publics", "complicité et recel d'abus de biens sociaux" et "recel d'escroquerie aggravée". Elle est soupçonnée d'avoir bénéficié avec deux de ses enfants d'emplois fictifs à l'Assemblée nationale dans une période s'étalant de 1986 à 2013, notamment pour assister son mari, rémunérés par de l'argent public.



Les juges cherchent à présent à savoir si des archives de journaux peuvent prouver sa présence sur le terrain sarthois, dans la circonscription de son mari puis de Marc Joulaud, l'ex-suppléant de François Fillon à l'Assemblée nationale, également mis en examen pour détournement de fonds publics.

François Fillon a été mis en examen le 14 mars pour "détournement de fonds publics", "recel et complicité d'abus de biens sociaux" et "manquement aux obligations déclaratives à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique".

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