Sarthe : la forêt de la Petite Charnie, laboratoire génétique à ciel ouvert qui observe le chêne

© France 3 Pays de la Loire
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Ce domaine privé est le lieu d'expérimentations. Des centaines de chênes y ont été plantées pour analyser leur croissance dans un climat qui n'est pas toujours le leur. L'occassion de faire un bond dans le temps, et de prévoir la survie, ou non, de l'espèce avec le changement climatique. 

Par Cathy Dogon

Il y pousse des glands, à côté de feuilles simples ou alternées et dans tous les cas lobées. Le chêne est présent dans tout l'hémisphère nord, de l'Asie aux froides latitudes. Pour observer cette espèce variée, la forêt expérimentale de la Petite Charnie, en Sarthe, en condense différentes sortes.

 

 Il existe quatre fois plus de différences entre deux chênes qu'entre deux hommes 

explique Antoine Kremer, directeur de recherche l'INRA Bordeaux-Aquitaine, partenaire de l'initiative.

Plus de diversités signifient plus de capacités à des mutations génétiques, notamment pour s'adapter aux changements climatiques. 

Depuis plus de 25 ans, poussent, là en Sarthe, plusieurs chênes venus de 116 chenets distincts, issus d'une dizaines de pays d'Europe. Objectif : observer les réactions aux soubresauts du climat. 

Résisteront-ils d'ici à 2100 ? 


Une espèce turque par exemple avait une faible croissance jusqu'en 2003. Les arbres été quasiment tous recouverts par leurs voisins. Mais ils ont profité de la canicule pour prendre deux mètres alors que tous les autres ont stagné.

Ceux-ci pourraient résister aux températures que l'on prévoit à l'horizon 2100, contrairement aux chênes danois, observés dans la parcelle expérimentale, qui eux souffrent du climat français. 

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