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Vendée : les méduses se ramassent à la pelle

Les méduses ramassées sur la plage d'Olonne-sur-Mer (Vendée) ce jeudi matin  / © Sarra Bencherifa, France 3 Pays de la Loire
Les méduses ramassées sur la plage d'Olonne-sur-Mer (Vendée) ce jeudi matin / © Sarra Bencherifa, France 3 Pays de la Loire

Les méduses prolifèrent sur les côtes de Vendée. Signalées en grand nombre à Saint-Gilles Croix–de-Vie et à Saint-Hilaire de Riez il y a une dizaine de jours, certaines se sont échouées sur la plage de Sauveterre, à Olonne-sur-Mer.

Par SG, avec SB et GS

Ces grosses masses gélatineuses sont des rhizostoma pulmo (rhizostoma octopus plus précisèment).
C'est l'une des principales espèces de méduses qui ont l’habitude de fréquenter nos côtes. L’amas de ces ombrelles gorgées d’eau est impressionnant.
Une image qui tend à se normaliser ces dernières années…vraisemblablement à cause du réchauffement climatique. 


Mathieu Coutant, biologiste et directeur adjoint de l’aquarium de La Rochelle expliquait il y a quelques jours à nos confrères de Ouest-France
« Avec le printemps, l’eau se réchauffe et le plancton se rapproche des côtes. Les méduses suivent leur nourriture. Et c’est pour se nourrir qu’elles s’approchent des plages, pas pour bronzer ».

4 tonnes de méduses vont être ramassées sur les plages d'Olonne sur mer, entre Sauveterre et Grande Pointe sur 2 km de littoral.
Les méduses s'echouent toujours sur les plages car elles ne nagent pas mais suivent les courants marins.

Ramassage de méduses sur la plage d'Olonne sur Mer, le jeudi 20 avril  / © Sarra Bencherifa, France 3 Pays de la Loire
Ramassage de méduses sur la plage d'Olonne sur Mer, le jeudi 20 avril / © Sarra Bencherifa, France 3 Pays de la Loire


A l’issue d’un printemps sec et doux et à l’approche de l’été il va donc falloir s’habituer à cohabiter avec des méduses. Des "Gelées d'eau"qui sont plus impressionnantes que dangereuses. La Rhizostoma Octopus en l'occurrence n'est pas urticante.

les précisions de Wikipédia sur la pullulation des méduses

Plusieurs espèces connaissent des phénomènes de multiplication massive et cyclique connus sous le nom de pullulation de méduses, comme la célèbre Pelagia noctiluca en Méditerranée. L'action humaine est évoquée pour expliquer ce phénomène, devenu beaucoup plus courant vers la fin du XXe siècle. La surpêche, le réchauffement des eaux et la pollution sont potentiellement incriminées. Ces problèmes ont en effet causé la disparition de certains prédateurs des méduses (comme les thons et les tortues marines) et semblent favoriser les pullulations. Toutefois, les différentes espèces de méduses ont différentes réponses, et on pense qu'il existe de nombreuses autres causes encore inconnues responsables de tels phénomènes.
Les conséquences de ces invasions sont diverses. Elles peuvent poser problème pour la baignade, la plongée sous-marine, plus rarement le refroidissement des centrales nucléaires ou certaines industries nécessitant de pomper de l'eau de mer comme les usines de désalinisation. Les méduses urticantes peuvent aussi perturber les piscicultures marines. Ces pullulations peuvent générer des coûts économiques et sociaux importants.

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