La Faute-sur-Mer. Les gens du voyage installés sur un terrain en zone inondable partiront dimanche

La Faute-sur-Mer. Les gens du voyage installés sur un terrain en zone inondable partiront dimanche
À La Faute-sur-Mer, 300 caravanes sont installées illégalement sur un terrain en bord de mer, classé comme zone inondable. Le maire de la commune a engagé une procédure d'exclusion. Mais il admet l'absence d'aire de grand passage, comme le prévoit la loi. - France 3 Pays de la Loire - Céline Dupeyrat, Ahlam Noussair, Nathalie Saliou-Tendron

À La Faute-sur-Mer, 300 caravanes sont installées illégalement sur un terrain en bord de mer, classé comme zone inondable. Le maire de la commune a engagé une procédure d'exclusion. Mais il admet l'absence d'aire de grand passage, comme le prévoit la loi.

Par M. F.

L'été, les communautés des gens du voyage d'habitude éparpillées se regroupent pour des rassemblements religieux. Mais les terrains sont rares pour accueillir ces missions évangéliques qui réunissent des centaines de familles.

À La Faute-sur-Mer, 300 caravanes n'ont trouvé aucune autre place qu'un vaste terrain en bord de mer pour s'installer. Les véhicules se sont installés illégalement dimanche dernier sur une partie du domaine public maritime, classé en zone rouge dans le plan de prévention des risques littoraux.

"Avec le nombre de caravanes ici, on ne peut pas s'installer sur une aire d'accueil. Il n'y a pas assez de place", explique Christophe, dont la caravane est installée sur le terrain. Il dit ignorer que le site est en zone inondable.

Pas d'aire de grand passage dans le Sud-vendéen

Le maire de la Faute-sur-Mer a engagé une procédure d'expulsion. 1 200 personnes au total se sont installées sur le terrain, dans une commune qui d'ordinaire ne compte que 700 habitants. Pour le maire, cela pose des problèmes de sécurité et de salubrité. Mais il reconnaît que le Sud-vendéen n'est pas dans les clous : sur la communauté de communes, il n y'a pas d'aire de grand passage comme le prévoit la loi.

"Ce n'est pas très facile de trouver un point d'accord sur 44 communes pour trouver 5 ou 10 hectares pour installer des gens du voyage", concède Patrick Jouin, le maire. "Par ailleurs, ils ont le souhait de venir sur la côte, plutôt que de rester dans l'arrière-pays. Donc c'est un sujet sur lequel nous travaillons, mais qui est excessivement compliqué."

Conscients du danger et des désagréments occasionnés les responsables de la mission évangélique ont décidé de lever le camp dimanche.

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