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Vendée Globe 2016 : boucler son budget, une autre course contre la montre

A neuf mois du grand départ du Vendée Globe 2016-2017, mythique course de voile en solitaire, une autre course contre la montre a débuté pour les skippers à la recherche de sponsors, pour boucler leur budget et valider leur ticket.

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Jean-François Pellet, pré-inscrit pour le Vendée Globe 2016 © LOIC VENANCE / AFP

© LOIC VENANCE / AFP Jean-François Pellet, pré-inscrit pour le Vendée Globe 2016

 "Pour moi, l'aventure a commencé il y a déjà 16 mois et c'est à terre qu'elle se passe", lance Jean-François Pellet, pré-inscrit pour cette course autour du monde en solo et sans assistance en monocoques Imoca (18,28 m), dont le départ sera donné le 6 novembre, chez lui, aux Sables-d'Olonne.

"Très confiant" après avoir bouclé la majeure partie de son budget, il a dû cependant vendre sa maison et faire du porte-à-porte, démarchant entreprises ou particuliers, pour espérer s'attaquer à l'Everest des Mers. "Pour un premier Vendée Globe, il faut passer par là", assure-t-il.

"J'ai fait le choix de donner l'opportunité à n'importe quel chef d'entreprise ou artisan de participer à l'aventure, avec des contributions de 700 et de 3.000
euros, en fonction de la visibilité qu'ils souhaitent avoir. Ca limite les risques pour les entreprises",
explique le navigateur, qui a réuni autour de son projet "Come In Vendée" quelque 300 partenaires.

Convaincre les entreprises et se transformer en commercial, "ce n'est pas un travail pour lequel nous sommes formés", déplore de son côté Eric Defert, qui a dû jeter l'éponge, faute de sponsor titre. "Je tablais sur un budget de 800.000 euros, ce qui est déjà très peu. Il me manquait la moitié", indique-t-il.
"Les raisons de leur refus sont très variées, il n'y a pas que des problèmes économiques (...). Et puis, on est nombreux à venir les voir", souligne le skipper qui gère une structure proposant des sorties en multicoques de course dans le Finistère.

27 concurrents inscrits ou pré-inscrits

"C'est dur et pas que pour nous, les skippers plus "discrets". Jean Le Cam a du mal aussi, alors imaginez nous !", affirme Lionel Régnier, navigateur de Talmont-Saint-Hilaire, près des Sables-d'Olonne.
Cet habitué des courses en Class 40 (monocoques d'une douzaine de mètres) avait "trouvé le bateau, mis à prix à 300.000 euros", mais n'a toujours pas convaincu un partenaire principal de le suivre dans l'aventure. "Je ne baisse pas les bras. J'approche de la fin de ma carrière, il me reste ce tour du monde à faire", confie-t-il plein d'espoir.
Comme les autres navigateurs, il a jusqu'au 1er septembre pour s'inscrire officiellement.

C'est chose faite depuis vendredi pour Stéphane Le Diraison, 4ème de la dernière édition de la Route du Rhum (en Class 40), et pour qui "être au départ, c'est déjà une victoire". Le skipper de Lorient (Morbihan) avait fait une grosse partie du chemin en rachetant en novembre un bateau, l'ancien Hugo Boss d'Alex Thomson, ce qui lui avait permis de se préinscrire, en attendant de boucler "le budget de fonctionnement, principalement pour l'achat de matériel, comme des voiles".

Pour concrétiser son "rêve", il a lancé une souscription sur Internet et propose à chaque participant d'avoir sa photo sur la coque de son bateau à partir de 50 euros. "Un petit morceau de soi qui va faire le tour du monde!", s'exclame le navigateur.

La 8e édition du Vendée Globe compte 27 concurrents inscrits ou pré-inscrits, soit déjà sept de plus que lors de la précédente, remportée le 27 janvier 2013 par le Français François Gabart (Macif), qui avait établi un nouveau record en 78 j 02 h et 16 min.

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