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Gardes à vue à Angoulême : bras de fer entre médecins et policiers

Les médecins généralistes du Grand-Angoulême n'en peuvent plus. Réquisitionnés, ils doivent assurer sur le champ l'examen médical des gardés à vue et sans certificat médical, le policier ne peut auditionner le détenu.

  • Par Bernard Dussol
  • Publié le , mis à jour le
La visite médicale est obligatoire pendant une GAV si la personne interrogée le demande (photo d'illustration) © Maxppp

© Maxppp La visite médicale est obligatoire pendant une GAV si la personne interrogée le demande (photo d'illustration)

C'est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Un mineur de 14 ans suspecté d'avoir commis un vol à l'arraché a dû être remis en liberté. Son avocat a invoqué le manquement à une règle du Code de procédure pénale : aucun médecin n'avait pu examiner son client.

En 2011, la réforme de la garde à vue a instauré de nouvelles règles plus favorables au gardé à vue, en renforçant notamment le rôle de l'avocat au cours de la procédure et la possibilité d'un examen médical si le gardé à vue le sollicite. 

Mais à Angoulême, le manque de praticiens crée les conditions d'une grande tension avec les policiers qui ne supportent plus cette situation et dénoncent un mouvement de médecins qui ne se cache pas sa volonté de vouloir gripper le système.


Le reportage de Maylis Chauvin et  Cécile Landais.

Gardes à vue à Angoulême : bras de fer entre médecins et policiers



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