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Abeilles : D. Batho et des dizaines de députés en lutte contre les néonicotinoïdes

Plus de 60 députés socialistes et écologistes, dont l'ex-ministre et députée des Deux-Sèvres Delphine Batho, reviennent à la charge contre les néonicotinoïdes, nocifs pour les abeilles. Ils viennent de présenter un nouvel amendement au projet de loi sur la biodiversité. 

  • BD (avec AFP)
  • Publié le 01/03/2016 | 17:54, mis à jour le 01/03/2016 | 17:54
Delphine Batho, députée des Deux-Sèvres © Maxppp

© Maxppp Delphine Batho, députée des Deux-Sèvres

Un amendement pouir interdire l'usage des néonicotinoïdes a été déposé ce mardi par plus de 60 députés socialistes et écologistes, dont l'ex-ministre de l'Ecologie Delphine Batho. Une telle interdiction avait été votée en première lecture à l'Assemblée en mars 2015, contre l'avis du gouvernement. Mais le Sénat était revenu sur cette disposition en janvier,  tout en prévoyant un encadrement de l'usage de ces produits.

Nous sommes réunis ici, un groupe de parlementaires, qui ont la volonté de sauver les abeilles, les papillons, les pollinisateurs sauvages, dont je rappelle que la population est en chute libre au niveau européen avec -37%."
Delphine Batho, ex-ministre de l'Ecologie.

La députée des Deux-Sèvres a tenu à souligner "la convergence d'intérêt qu'il y a entre les agriculteurs et les apiculteurs" car "84% des productions agricoles dans l'Union européenne dépendent des pollinisateurs sauvages et des abeilles".  Selon Delphine Batho, "ce sujet rassemble au-delà des sensibilités politiques". Des députés LR et UDI ont d'ailleurs déposé des amendements similaires.

A ses côtés figuraient notamment le président de la commission du développement durable Jean-Paul Chanteguet (PS) et la rapporteure du projet de loi biodiversité Geneviève Gaillard (PS). Etaient aussi présents Gérard Bapt (PS), qui a rappelé "le risque sanitaire" posé par ces substances sur la base de différentes études, ou encore l'écologiste Laurence Abeille, qui a estimé qu'il fallait en finir "avec la soumission aux lobbys de la chimie".

Le projet de loi, porté par la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal, sera débattu en séance publique à partir du 15 mars. La commission du développement durable de l'Assemblée entame mardi ses travaux sur le texte, mais l'amendement en question, signé par 62 députés, ne devrait pas être examiné avant la semaine prochaine. Il stipule que "l'utilisation des produits contenant des substances actives de la famille des néonicotinoïdes, y compris les semences traitées avec ces produits, est interdite à partir du 1er janvier 2017".

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