Affaire Pastor : le procès pourrait avoir lieu dans moins d'un an

Affaire Pastor : le procès pourrait avoir lieu dans moins d'un an

D'après nos confrères de Nice-Matin, le juge chargé de l'affaire Pastor a rendu son ordonnance de mise en accusation. Un procès devrait donc avoir lieu à la cour d'assises des Bouches-du-Rhône fin 2017 ou début 2018. 

Par Pierre-Olivier Casabianca


Pour rappel, neuf hommes et une femme sont renvoyés devant la cour d'assise des Bouches-du-Rhône. Pour les enquêteurs il s'agit d'un réseau bien rodé, une mécanique de manipulation pilotée par Wojciech Janowski, ancien consul de Pologne à Monaco et gendre d'Hélène Pastor. Les enquêteurs se basent surtout sur les aveux de Pascal Dauriac, ancien coach sportif du gendre de la milliardaire monégasque.

Wojciech Janowski  nie les faits et la défense pourrait retarder l'ouverture du procès.



Rappel des faits

Hélène Pastor et son chauffeur étaient tombés le 6 mai 2014 dans un guet-apens devant un hôpital de Nice où elle rendait visite à son fils. Un tireur embusqué avait ouvert le feu à deux reprises à travers la vitre du passager, avant de prendre la fuite en compagnie d'un complice. Le chauffeur de Mme Pastor, Mohamed Darwich, avait succombé à ses blessures le 10 mai et Mme Pastor, 77 ans, le 21 mai.

L'enquête de la police judiciaire et les écoutes téléphoniques, avaient permis de remonter très rapidement aux protagonistes présumés. Un mois après le crime, l'entraîneur sportif Pascal Dauriac, organisateur présumé du double meurtre, passait un appel compromettant à la société de Wojciech Janowski. La compagne de ce dernier, Sylvia Pastor, fille de la milliardaire, lui versait la majeure partie des 500.000 euros mensuels alloués par sa mère Hélène, héritière d'une famille italienne de bâtisseurs installée à Monaco. Mais selon plusieurs témoignages, M. Janowski avait d'importants problèmes d'argent, risquant une lourde condamnation par la justice polonaise. Janowski avait notamment négocié en 2011 le rachat d'une ancienne raffinerie de
pétrole polonaise, dotée d'un gros patrimoine immobilier, mais n'avait jamais réglé la facture au vendeur.

En garde à vue, Wojciech Janowski avait dans un premier temps avoué avoir commandité l'assassinat, par passion pour sa compagne Sylvia, malmenée psychiquement par sa mère, avant de clamer son innocence, affirmant avoir mal compris les questions, en l'absence d'un interprète polonais jamais réclamé.

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