Samir Aït Saïd au pied du podium de la finale des Championnats du monde aux anneaux à Montréal

Samir Aït Saïd, le 7 octobre 2017 à l' Olympic Stadium de Montréal, au Canada. / © MINAS PANAGIOTAKIS / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
Samir Aït Saïd, le 7 octobre 2017 à l' Olympic Stadium de Montréal, au Canada. / © MINAS PANAGIOTAKIS / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

L'Antibois manque la médaille de bronze pour huit millièmes de point. Une déception, mais un exploit après sa double fracture tibia péroné aux JO de Rio en août 2016.

Par C.L AVEC L'AFP

Il est de retour au plus au niveau. Mais il est déçu, forcément.
Quatorze mois après une  terrible blessure aux J.O de Rio ( il avait été victime d'une double fracture tibia-péroné après une mauvaise réception au saut de cheval.), après de longs mois de rééducation, l'Antibois Samir Aït Saïd a bien failli décroché une médaille de bronze aux anneaux, aux Mondiaux de gymnastique artistique de Montréal.  


Au pied du podium


Avec une note de 15,258, Aït Saïd finit 4è et échoue à huit millièmes de point du bronze, juste derrière le Chinois Liu Yang (15,266), tandis que le titre est revenu au Grec Eleftherios Petrounias (15,433), champion olympique et mondial en titre de la discipline, qui a devancé le Russe Denis Abliazin (15,333).



Déjà quatrième aux anneaux aux Mondiaux de Glasgow en 2015, Aït Saïd n'a pas caché son amertume.

C'est frustrant de se retrouver encore une fois au pied du podium, mais c'est le jeu, c'est la compétition", a-t-il confié . Il faut accepter, il n'y a rien d'autre à faire ou à dire à part de continuer le travail.
 


 

Un mec de défis pour son entraîneur


Malgré la déception, Aït Saïd mesurait le chemin accompli ces derniers mois. Le champion d'Europe 2013 des anneaux est seulement revenu à la compétition en septembre lors de l'étape de la Coupe du monde à Bercy, qu'il a terminée deuxième derrière Petrounias.
Son entraîneur Rodolphe Bouché a reconnu que, depuis juin, Aït Said a "charbonné le matin, l'après-midi et même le soir" pour retrouver volume et intensité physique. "C'est un mec de défis", a déclaré Bouché. "Seul le plus dur l'intéresse."



Les J.O et une médaile d'or en ligne de mire



Le concours à peine fini, le clan Aït Saïd avait déjà les yeux tournés vers le prochain objectif du gymnaste de 27 ans, sans doute l'ultime défi de sa carrière.
"Ce qui trotte dans nos têtes, c'est les JO de Tokyo en 2020, a confié Bouché. "Samir veut être présent, il veut aller chercher la médaille d'or."




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