L'Antibois Nicolas Boukhrief adapte au cinéma “Léon Morin, prêtre” avec Romain Duris

Romain Duris, en prêtre dans "La Confession" / © Capture Allociné
Romain Duris, en prêtre dans "La Confession" / © Capture Allociné

La cité des remparts est à l'affiche ! Par son réalisateur de cinéma Nicolas Boukhrief, Antibes est en effet à l'honneur dans les salles. Son film "La Confession" sortira mercredi 8 mars. Romain Duris y incarne un prêtre, dans une nouvelle adaptation du roman "Léon Morin, prêtre".

Par @annelehars

Né en 1963 à Antibes, Nicolas Boukhrief est un des fondateurs-rédacteurs avec Christophe Gans du magazine culte Starfix, qu’ils animent de 1983 à 1990. L'Antibois travaillera ensuite à Canal + toujours en rapport avec le cinéma. Avec Jean-Jacques Zilber­mann, il co-écrit le scéna­rio de "Tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir des parents commu­nistes", qui lui permet de se faire un nom dans le milieu du 7e art.
Romain Duris, en prêtre dans "La Confession" / © Capture Allociné
Romain Duris, en prêtre dans "La Confession" / © Capture Allociné
Il produit, écrit et réalise son premier long métrage, à Antibes, "Va Mourire" en 1994. Il enchaîne avec son deuxième film, "Assas­sin(s)", où il dirige Mathieu Kasso­vitz.
Il fait parler de lui en 2015 lorsqu’il se lance dans la réali­sa­tion de Made in France, un film sur un jour­na­liste infil­tré dans les milieux djiha­distes. Malheu­reu­se­ment, la sortie du film – prévue en janvier – est repous­sée suite aux atten­tats de Char­lie Hebdo.

C'est encore un grand nom qu'il met cette fois à l'affiche : Romain Duris. 

"J'ai toujours voulu jouer un homme d'Eglise", raconte l'acteur de 42 ans, qui rêve aujourd'hui d'interpréter un voyou ou un flic.

Dans "La Confession", Nicolas Boukhrief  s'attaque au livre de Beatrix Beck, prix Goncourt 1952, déjà adapté par Jean-Pierre Melville en 1961 avec Jean-Paul Belmondo et Emmanuelle Riva.

Aux côtés de Romain Duris, c'est Marine Vacth ("Jeune et jolie") qui incarne cette fois Barny, jeune mère de famille communiste et athée dans une ville de province
pendant la Seconde guerre mondiale.

Pour Romain Duris, qui réussit à incarner ce rôle délicat avec un mélange de gravité et de légèreté, ce film a été l'occasion de "jouer un homme d'Eglise", ce qui "ne l'a pas déçu". "En jouant un prêtre, je pensais bien que ma solitude allait être habitée", dit-il. "Quand on est acteur, on s'habille d'un maximum d'éléments, on s'enrichit, on essaie de créer intérieurement un nouveau monde. En étant un homme d'Eglise, ce monde est plus identifiable, on a beaucoup d'éléments, de la Bible à des témoignages, des écrits...".

Un défi pour Romain Duris

Pour préparer ce rôle, qui représentait pour lui "un défi", l'acteur a fait une retraite à l'abbaye cistercienne de Lérins, en face de Cannes, et "beaucoup discuté avec des prêtres". Il a aussi lu le roman de Béatrix Beck, mais n'a pas voulu voir le film de Melville. 

"Je voulais vraiment faire un parallèle entre la modernité d'aujourd'hui et les années 40, mais ne pas avoir un autre objet cinématographique qui pouvait s'insérer entre les deux", explique-t-il.

Pour ce personnage, Romain Duris indique avoir voulu aussi "se servir de sa nature, d'une énergie", jugeant que "le danger des films d'époque, c'est d'être figé". 

"Porter la soutane et faire bien attention aux années 40, j'avais peur que ce soit un mélange un peu risqué. Je pense qu'avec la soutane, il fallait ramener de la vie, de la fraîcheur, de la dynamique", souligne-t-il. - Avec AFP -

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