Changement climatique : Lancement d'une pétition contre un assouplissement de la loi littoral

Le cap d'Antibes, ici vu du ciel, deviendrait plus facilement constructible. / © PHOTOPQR/NICE MATIN
Le cap d'Antibes, ici vu du ciel, deviendrait plus facilement constructible. / © PHOTOPQR/NICE MATIN

Une pétition, "Ne touchez pas à la loi littoral", signée notamment par Nicolas Hulot, Yann Arthus-Bertrand et Isabelle Autissier, a été mise en ligne vendredi pour s'opposer à l'assouplissement de la loi littoral par les sénateurs.

Par Avec AFP

"Le Sénat vient d'adopter des amendements ouvrant des brèches dans la Loi Littoral", dénonce la pétition mise en ligne par un conseiller municipal du Lavandou (Var) Jean-Laurent Félizia.

La loi littoral très assouplie


Sont citées la possibilité d'installer des activités nouvelles dans les zones proches du rivage, l'autorisation d'extension de l'urbanisation en dehors des bourgs et villages existants, la constructibilité des dents creuses, c'est à dire les constructions sur des parcelles situées entre deux terrains construits dans un même hameau.
Ce sont "autant de dispositions qui permettront de développer et de densifier l'urbanisation de nos côtes", dénonce le texte dont les premiers signataires sont Nicolas Hulot, président de la Fondation pour la Nature et l'Homme, le photographe Yann Arthus-Bertrand, la navigatrice Isabelle Autisser, Allain Bougrain Dubourg, président de la ligue de protection des oiseaux (LPO) et les écologistes Corinne Lepage et Michèle Rivasi.

Autant de dispositions qui permettront de développer et de densifier l'urbanisation de nos côtes", dénonce le texte



Le Sénat a récemment assoupli la loi littoral à l'occasion de l'examen d'une proposition de loi PS  destinée à adapter les territoires littoraux au changement climatique. Les sénateurs ont notamment voté un amendement autorisant le comblement des "dents creuses", une disposition qui n'était pas présente initialement.
Le texte, déjà adopté en première lecture par les députés, entend mieux prendre en compte le fait que la limite entre terre et mer, le "trait de côte", évolue chaque année du fait de l'érosion. Il doit retourner à présent devant l'Assemblée nationale.

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