Les attentats vus comme des actes de guerre : un 11 novembre bien particulier à Chateau-Larcher

Le maire de Chateau-Larcher, Francis Gargouil, et de jeunes membres de la famille de Chloe Boissinot, devant la plaque qui vient d'être dévoilée en sa mémoire, le samedi 11 novembre 2017 / © AFP
Le maire de Chateau-Larcher, Francis Gargouil, et de jeunes membres de la famille de Chloe Boissinot, devant la plaque qui vient d'être dévoilée en sa mémoire, le samedi 11 novembre 2017 / © AFP

Le conseil municipal d'un village de la Vienne a choisi d'ajouter le nom d'une victime des attentats du 15 novembre 2015 au monument au mort. Les élus ont considéré que les attentats de Paris, comme celui de Nice, s'apparentent à des actes de guerre.

Par Laurence Collet (avec AFP)

Elle s'appelait Chloé Boissinot. Le 13 novembre 2015, elle a été tuée sur la terrasse du Carillon, un bar du 10ème arrondissement de Paris par un des commandos djihadistes.
En ce samedi 11 novembre, une plaque est venue ajouter son nom à ceux des morts pour la France, sur le monument du village de Château-Larcher, petite commune de la Vienne. C'est là que Chloé avait grandi.
Le choix de la date de l'armistice de la Première guerre mondiale et l'hommage national à toutes les victimes de guerre, "n'est pas un hasard, il est délibéré", a expliqué le maire de Château-Larcher, Francis Gargouil.

Elle est morte parce qu'elle vivait libre

 

"Des actes aussi barbares que ceux qui ont eu lieu ce jour-là à Paris et Saint-Denis, plus tard à Nice ou ailleurs, sont plus assimilables à des
actes de guerre
tant par le mode opératoire que par l'ampleur des attaques et le nombre des victimes" a précisé le maire de la commune
"Chloé est bien une victime de guerre" a affirmé sa maman, qui apprécie l'initiative "Chloé n'est pas morte dans un accident parce qu'elle avait trop bu, elle est morte en état de guerre, avec plein d'autres jeunes. Elle est morte parce qu'elle vivait, libre, dans un pays où on peut boire un verre en terrasse avec des copains".

Donner un nom, un visage et une place dans l'espace public aux victimes

Pour Annie Murris, de l'association Promenade des Anges, c'est une bonne initiative. "À titre personnel je salue cette initiative", explique-t-elle. "Le devoir de mémoire est essentiel pour mener un combat. Ce devoir de mémoire doit à mon sens passer par la mémoire des victimes en leur donnant un nom, un visage et une place dans l'espace public".



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