Paroles de Niçois, d'Azuréens et de touristes : tout Nice se recueille et n'oublie pas l'attentat

Un an après l'attentat, Nice se recueille et n'oublie pas / © Jacques Paté
Un an après l'attentat, Nice se recueille et n'oublie pas / © Jacques Paté

"C'est vrai que la vie continue mais c'est terrible": un an jour pour jour après l'attentat au camion bélier qui a fait 86 morts à Nice, des milliers de personnes, comme Florence, sont venues s'incliner ce vendredi sur la Promenade des Anglais. Nous leur donnons la parole sur notre page Facebook.

Par @annelehars

Au bord des larmes, cette Niçoise de 52 ans, explique avec retenue l'importance que "tout le monde se souvienne". "On ne peut pas tourner la page sur un événement comme ça, on gère", dit-elle. 

► Elle vient de signer l'un des livres d'or mis à la disposition du public sur des tables face à la mer :


La foule recueillie, quasi muette, parmi laquelle de très nombreux rescapés, dépose une à une les 12.000 petites tuiles bleu-blanc-rouge qui doivent former un message
géant sur le trottoir. 




Chacune porte le nom des 86 victimes, calligraphiés en forme de coeur. Au fil de la matinée qui passe, c'est la devise française "Liberté Égalité Fraternité" qui apparaît, à quelques centaines de mètres du lieu du massacre.

Le message prend forme :
Le message des Niçois prend forme sur la Prom'


Sur la Promenade des Anglais pavoisée de drapeaux tricolores règne un silence inhabituel. La circulation automobile est coupée, la mer paraît plus proche, des
estivants font la planche dans l'eau turquoise en face de l'hôtel Negresco. Seuls les avions qui atterrissent se font entendre, signe d'une résurrection touristique vitale pour Nice.



La mairie a vu les choses en grand pour cette journée hommage, démarrée dès jeudi soir par une grand messe solennelle à la cathédrale, en présence des représentants
de tous les cultes. Une grande partie du centre-ville est piéton, la sécurité maximum, avec de nombreux policiers en civil. 


► Les fleuristes de Nice se sont cotisés pour distribuer des roses blanches aux passants :


► Des télévisions du monde entier sont là :

'J'y étais'


A deux pas, les yeux rougis, le visage grave, des familles endeuillées et les victimes quittent le jardin de la Villa Massena après un office interreligieux. 


"On pense juste aux familles. C'est très, très triste, en particulier pour les enfants. Le 14 juillet, c'est normalement un jour si gai", confie Pauline, une touriste irlandaise abonnée depuis dix ans à la Côte d'Azur et typique de cette clientèle étrangère qui fait vivre Nice l'été. 

En robe blanche et escarpins fuchsia, elle regagne son petit appartement acheté au Vieux Nice avec son mari: "J'avais un peu peur, mais je suis contente d'être venue".
Effondrée, une dame se fait réconforter par une bénévole de la mairie. "J'y étais", sanglote-t-elle. 


 Des compatriotes italiens ont préparé une carte de condoléances avec des parolesdu célèbre poète Dante exaltant l'amour et la lumière.

"On pourra reprocher tout ce qu'on veut à la mairie, moi la première (...), mais ils ont quand même mis des moyens énormes", salue Emilie Petitjean, la présidente de l'association de victimes Promenade des Anges. Elle a perdu un fils de 9 ans. 



- Avec AFP 

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