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Revoir la conférence du procureur de Nice sur notamment la plainte de Sandra Bertin pour abus d'autorité

Sandra Bertin / © VALERY HACHE / AFP
Sandra Bertin / © VALERY HACHE / AFP

Le procureur de la République de Nice, a annoncé ce jeudi après-midi lors d'un point presse, que les plaintes pour abus d'autorité par dépositaire de l'autorité publique de Sandra Bertin, Philippe Pradal et Christian Estrosi étaient classées sans suite.

Par @annelehars

Jean-Michel Prêtre, le procureur de la République de Nice, a annoncé ce jeudi après-midi que les plaintes pour abus d'autorité par dépositaire de l'autorité publique de Sandra Bertin, chef de service à la police municipale de Nice, Philippe Pradal, maire de Nice et Christian Estrosi, président de la métropole Nice-Côte-d'Azur, étaient classées sans suite.

► Dans les jours qui ont suivi l'attentat, qui a fait 86 morts, une polémique avait éclaté au sujet du dispositif de sécurité mis en place ce jour-là. Elle opposait l'ex-député-maire de Nice, Christian Estrosi, au gouvernement.

Le magistrat a décidé qu'il n'y avait pas de charges suffisantes pour engager des poursuites.
Me Adrien Verrier, l'avocat de la jeune policière municipale de Nice Sandra Bertin, a aussitôt annoncé qu'il déposerait une plainte avec constitution de partie civile auprès du doyen des juges d'instruction.

Revoir l'intégralité de la conférence de presse : 
REVOIR - Le point presse du procureur de la République de Nice sur les suites de l'attentat du 14 juillet
Le procureur de la République de Nice, a annoncé ce jeudi après-midi lors d'un point presse, que les plaintes pour abus d'autorité par dépositaire de l'autorité publique de Sandra Bertin, Philippe Pradal et Christian Estrosi étaient classées sans suite. - Denise Delahaye

Lors de la conférence de presse, le procureur a précisé: "Sandra Bertin expliquait que le 15 juillet, le lendemain de l'attentat, elle avait été conduite à faire des constatations et à les formaliser dans un procès verbal après un revisionnage de la scène de l'attentat et qu'on lui demandait de constater des choses qu'elle ne voyait pas à l'écran, ce qui est constitutif du délit d'abus d'autorité."

L'IGPN, l'inspection générale de la police nationale, a été saisie immédiatement. L'enquête a été rapidement diligentée. Une enquête méticuleuse, complète. A l'issue de cette enquête, j'ai été conduit à constater que les éléments de l'infraction n'étaient pas réunis.


Selon Jean-Michel Prêtre: "les choses se sont passées dans un contexte particulièrement tendu, avec des gens fatigués. Il est aussi démontré dans l'enquête qu'il n'y a aucune intention et aucune raison de cacher quoi que ce soit.
Dans la cadre de la coopération habituelle, la police nationale a d'ailleurs un terminal avec l'intégralité des images. Mais tout le monde était pris par le temps et dans ce contexte de grande tension, la police nationale avait besoin de quelqu'un habitué à ce système de vidéosurveillance. C'est pourquoi Mme Bertin a été sollicitée."

Réaction de Christian Estrosi :

"Cette décision ne nous surprend malheureusement pas.
Les motifs du classement sans suite dont nous avons pu prendre connaissance ne semblent pas répondre aux faits précis et corroborés que nous avions signalés au Procureur.
Il est à présent temps de nous adresser à un juge d’instruction qui sera chargé d’examiner cette affaire en toute indépendance et impartialité.
Nous déposerons donc dans les meilleurs délais une plainte avec constitution de partie civile pour obtenir l’ouverture d’une information judiciaire du chef d’abus de pouvoir.

Cette procédure, au cours de laquelle nous pourrons participer de façon active et contradictoire, nous permettra non seulement de démontrer qu’un haut fonctionnaire de la police nationale s’est bien présenté à Sandra Bertin sous une fausse qualité, mais que le rapport modifiable qui lui a été transmis à sa demande a été effectivement utilisé et modifié par la suite. Et nous en avons la preuve."

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