Un bébé gypaète barbu est né dans le Parc national du Mercantour

Un poussin gypaète barbu est né dans le Parc national du Mercantour en début d'année. Grâce à cette naissance et malgré la sensibilité de l'espèce, le gypaète s'installe et se reproduit après plus d'un siècle d'absence dans ce parc.

Un poussin gypaète barbu - Archives.
Un poussin gypaète barbu - Archives. © FRANK PERRY / AFP
Le Parc national du Mercantour a le plaisir de vous annoncer la naissance d'un gypaète barbu ! En guise de faire-part de naissance, c'est un communiqué de presse qui vient d'officialiser l'heureux événement.

Cette dernière naissance est issue d'un couple installé en 2014 dans la vallée de la Tinée. Ici en 2013 :
Couple de la Tinée en 2013.
Couple de la Tinée en 2013. © Jean-Christian Piques
La direction du parc de préciser : "c'est le fruit d'un très long travail de réintroduction démarré dans les Alpes en 1986 puis en 1993 pour le Parc national du Mercantour avec un fort soutien de la Fondation Albert II de Monaco."
Le gypaète appelé Aunos au coeur du Parc du Mercantour.
Le gypaète appelé Aunos au coeur du Parc du Mercantour. © Parc du Mercantour.
Le retour du gypaète dit le "casseur-d'os" n'est pas que symbolique ; par son rôle de recyclage des cadavres, cette espèce remplit un rôle primordial dans le bon fonctionnement des écosystèmes.

Dans la famille rapace nécrophage

En effet, le gypaète barbu, rapace nécrophage, a disparu des Alpes au début du 20e siècle. Sa conservation passe par une réduction des risques de mortalité ; c'est l'objectif du programme européen LIFE Gyphelp auquel le Parc national du Mercantour participe. "L'équipement des câbles et lignes électriques avec des balises de visualisation est un exemple d'action de ce programme. Préserver la tranquillité du gypaète est aussi une condition de réussite", précise le parc dans son communiqué. "Après plus de 20 ans d'effort, le Parc national et ses partenaires sont donc très heureux de ce résultat."


Un nouveau couple ?


A noter, que l'espèce est encore menacée d'extinction et que deux échecs de reproduction pour deux couples de gypaète en périphérie du Parc national ont été enregistré cette année. L'oiseau est très sensible aux dérangements générés par différentes activités humaines comme le survol d'hélicoptères, de planeurs ou d'autres pratiques sportives de montagne.

Les espoirs de voir un nouveau couple s'installer sont néanmoins là, en particulier sur la partie ouest du Parc, autour du Col de la Bonette, de la Cayolle et du Mont Pelat où de nombreuses observations cet hiver sont autant de signes d'encouragement à poursuivre nos efforts.
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