Etudiant égorgé à Marseille en 2013, le tueur présumé devant les assises à Aix-en-Provence

L'accusé, Samir Dardouri,jugé aux assises d'Aix-en-Provence pour le meurtre de Jérémie Labrousse le 9 août 2013 à Marseille. / © Jean-François Giorgetti
L'accusé, Samir Dardouri,jugé aux assises d'Aix-en-Provence pour le meurtre de Jérémie Labrousse le 9 août 2013 à Marseille. / © Jean-François Giorgetti

Samir Dardouri comparaît ce vendredi matin devant la cour d'assises d'Aix-en-Provence. Ce Marocain de 34 ans est accusé de la mort de Jérémie Labrousse, un étudiant de 22 ans, mortellement blessé le 9 août 2013, près de la gare Saint-Charles, à Marseille.

Par AV avec AFP

C'est moi qui l'ai assassiné.


A l'ouverture du procès devant la cour d'assises d'Aix-en-Provence ce vendredi matin, Samir Dardouri a d'abord nié, puis il a avoué. C'est bien ce Marocain trentenaire qui a tué Jérémie Labrousse, 22 ans, le 9 août 2013 à Marseille.
Jérémie Labrousse avait été égorgé dans une rue de Marseille alors qu'il allait chercher une amie à la gare Saint-Charles.
Jérémie Labrousse avait été égorgé dans une rue de Marseille alors qu'il allait chercher une amie à la gare Saint-Charles.
Le jeune homme de 22 ans, originaire des Vosges étudiant dans une école de commerce à Marseille, avait été agressé boulevard d'Athènes, à proximité de la gare Saint-Charles, en fin de soirée alors qu'il allait retrouver une amie.Blessé à la gorge avec un tesson de bouteille, il ne survivra pas à ses blessures. 
© Jean-François Giorgetti
© Jean-François Giorgetti
L'agresseur présumé qui comparaît devant la justice ce vendredi, Samir Dardouri, est âgé de 34 ans. Quel est son mobile de cet homme, hébergé en foyer, repéré par des caméras vidéo près du drame ? acte gratuit ? tentative de vol?

L'homme aux 140 identités


Samir Dardouri s'exprime à la cour par l'intermédiaire d'une interprète. Il a l'air parfois absent, parfois accablé, la tête penchée sur le rebord du box d'accusation. Son avocat, Me Jérôme Pouillaude, le décrit comme quelqu'un d'insaisissable dont personne ne connaît vraiment ni l'origine ni l'âge, ni le parcours, et qui a multiplié les pseudonymes  --il est connu sous 140 alias différents-- et les versions des faits.  
La reconstitution des faits boulevard d'Athènes à Marseille, avec Samir Dardouri en avril 2015. / © Maxppp SPEICH Frederic
La reconstitution des faits boulevard d'Athènes à Marseille, avec Samir Dardouri en avril 2015. / © Maxppp SPEICH Frederic
Devant les enquêteurs, il avait reconnu les faits, sans expliquer pas son geste. Son avocat, Me Jérôme Pouillaude mettait en avant des troubles psychiatriques chez son client, constestant l'intention d'homicide. 

Plusieurs versions des faits


"Lorsque je l'ai frappé, ce n'était pas dans l'intention de le tuer mais juste de me défendre", avait assuré Dardouri aux enquêteurs. Il avait donné ensuite une autre version disant avoir frappé Jérémie "pour lui voler sa montre". Il en avait enfin donné une troisième aux enquêteurs belges avouant "avoir tué le Français" qui lui avait donné "une gifle".
Selon l'enquête, Dardouri errait dans les rues de Marseille, guettant l'occasion de voler "quiconque serait en possession de biens pouvant lui convenir".

L'accusé encourt la perpétuité, le verdict est attendu mardi.

Compte-rendu d'audience de Jean-François Giorgetti : 
Procès de Samir Dardouri


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