Une femme mise en examen et incarcérée dans l'enquête sur l'attentat déjoué à Marseille en avril

© Maxppp/Joel le Gall
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Une femme interpellée dans l'enquête sur le projet d'attentat jihadiste déjoué en avril à Marseille a été mise en examen et incarcérée, dans l'attente d'un débat différé sur son placement en détention provisoire.

Par Annie Vergnenegre

Une femme interpellée mardi dans l'enquête sur le projet d'attentat jihadiste déjoué en avril à Marseille a été mise en examen pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle". Elle a été incarcérée, dans l'attente d'un débat différé sur son placement en détention provisoire. Un homme, également interpellé mardi dans ce même dossier, à Clermont-Ferrand, a pour sa part été remis en liberté, sans faire l'objet de poursuites.

Aucune cible identifiée


Leur garde à vue avait pour but d'établir la nature des relations qu'ils entretenaient avec Clément Baur et Mahiedine Merabet, arrêtés à Marseille puis mis en examen et écroués le 23 avril. Les enquêteurs cherchent encore à déterminer la nature exacte des projets de Merabet et de Baur, connu pour être un proche d'islamistes tchétchènes au contact desquels il s'est converti à l'islam en 2007 à Nice.

Aucune cible précise n'a été pour l'heure identifiée mais les enquêteurs avaient notamment trouvé, dans les téléphones des deux hommes, des photos prises dans des lieux de rassemblement ou des rues de Marseille, et des recherches internet sur certains bars marseillais.

Un arsenal saisi dans un appartement


Arrêtés cinq jours avant le premier tour de l'élection présidentielle, Clément Baur et Mahiedine Merabet avaient aussi effectué des recherches en lien avec des meetings de partis politiques. Le meeting de la présidente du FN, Marine Le Pen, le 19 avril à Marseille, figurait notamment parmi ces recherches internet, d'après une source proche du dossier.

Un important arsenal avait été découvert dans l'appartement marseillais loué par Clément Baur: un fusil-mitrailleur, deux armes de poing, des sacs de munition, trois kilos d'explosifs de type TATP, dont une partie prête à l'emploi, et une grenade artisanale.

Trois Serbes du Kosovo et un réfugié tchétchène avaient déjà été mis en examen dans le cadre de l'enquête. Les quatre hommes sont soupçonnés d'avoir apporté un soutien logistique à Baur et Merabet, en leur fournissant une partie des armes trouvées.

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