Saint-Chamas rend hommage aux travailleurs d'Indochine

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C'est une page méconnue de l’histoire de la seconde guerre mondiale. En 1939, 20 000 indochinois sont venus travailler en France, réquisitionnés de force pour participer à l'effort de guerre. 1000 d'entre eux ont travaillé à la poudrerie de Saint Chamas. Un hommage leur a été rendu dimanche.

Par Gilles Guérin

Dès le début de la seconde guerre mondiale, la France exile de force des milliers de travailleurs pour participer à l'effort de guerre. En Indochine, alors colonie français, les autorités allaient des les villages pour exiger des familles qu'elles "donnent" un fils. Selon une arithmétique froide et terrible: chaque famille ayant trois fils âgés de 18 à 25 ans devait en donner un à la France. Si  la famille en avait 5, alors deux d’entre eux devaient partir. En cas de refus, les autorités coloniales mettaient le chef de famille en prison.

20 000 exilés de force


En 1939, environ 20 000 indochinois font le voyage vers la France. Un trajet en bateau d’une durée moyenne de deux mois. A l’arrivée, ils sont répartis selon les besoins. Ainsi, 1000 d’entre eux sont affectés à la poudrerie de Saint Chamas.
A la fin de la guerre, certains rentrent en Indochine, d’autres restent dans la région et fondent une famille.
Dimanche 18 octobre, les enfants et petits enfants de ces oubliés de l’histoire sont venus leur rendre hommage. Certaines familles ont fait des recherches généalogiques pour retrouver la trace de cet aïeul venu de loin.

Reportage à la poudrerie de Saint-Chamas.
Hommage aux travailleurs d'Indochine

 

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