Edith, 20 ans de production d'huile d'olive bio

Edith Waton-Chabert fait de l'huile bio sur son exploitation des Alpilles. Une passion, mais un combat quotidien pour faire vivre son domaine et survivre financièrement. Après 20 ans d'exploitation difficile de se dégager un véritable salaire.

  • Par Christophe Monteil
  • Publié le , mis à jour le
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“Mon père a demandé à ses 3 enfants de se mettre en ligne et de faire un pas en avant. Les 2 autres ont fait un pas en arrière, c’est donc moi qui ai repris”. En une phrase imagée, voila comment Edith Walon-Chabert raconte comment elle a été amenée à reprendre l’exploitation familiale de production d’huile d’olive, en 1989.

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Et pourtant elle était partie dans une toute autre direction. Dans celle de la peinture sur soie dans une soierie lyonnaise, après avoir fait les Beaux-Arts. Edith est donc revenue sur les terres familiales : 2 mas et 35 hectares plantés d’oliviers et d’abricotiers, dans un magnifique vallon  des Alpilles. Un lieu magnifique exploité par son père « jusqu’à ce qu’il tombe malade, il utilisait des produits chimique, il a eu un cancer des cordes vocales ».
 
Depuis ce jour, son père a décidé de ne plus utiliser que "des produits sans dangers". Le moulin de Vaudoret était passé au bio avant que cette appellation existe. Edith a ensuite suivi les traces de son père et obtenu : un BPA d’arboriculteur spécialisé en « finissant 1ère de sa promo » et le label « agriculture biologique ».

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En 20 ans, elle « peut compter sur les doigts d’une main les véritables vacances » qu’elle a prise. Pourtant difficile de rendre rentable son activité. Après 4 années de mauvaises récoltes, elle a dû se résoudre à licencier son seul employé et à louer une vingtaine d'hectares.  Finalement elle ne produit plus que 2000 litres d’huile, car le « bio est moins rentable que le conventionnel, mais je ne lâche pas, par conviction ». Même si elle a du mal à se salarier, Edith ne « veut pas arrêter  car l’olivier a quelque chose de majestueux. Je suis comme Idéfix, si on en enlève juste un, je pleure ».  
 
 
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Le Moulin de Vaudoret





 

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