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Revue de presse : quatre mois pour sauver l'assurance chômage

A la une de vos journaux : hommage à Umberto Eco, Trump grand favori pour l'investiture républicaine dans la course à la Maison-Blanche; le début des négociations pour la réforme de l'Unedic.

  • Par France 3 Toutes Régions
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Dans une agence de Pôle Emploi © PHILIPPE HUGUEN / AFP

© PHILIPPE HUGUEN / AFP Dans une agence de Pôle Emploi


Revue de presse du lundi 22 février 2016

Depuis vendredi, l’Italie pleure son « Imperator des Lettres.
Umberto Eco, Le maître des mots, était trop intéressé aux mille façons dont le faux, le vrai et le vraisemblable s’emmêlent pour situer toute la vérité d’un côté.
Et en Une de Libé l’homme aux 5000 vies semble se demander si « Trump, le gros bête qui monte » ne va pas vraisemblablement remporter l’investiture républicaine après son succès en Caroline du Sud.
Alexandra Schwartzbrod imagine se réveiller un matin de novembre avec un Donald Trump à la Maison Blanche et un Vladimir Poutine au Kremlin. Du cauchemar à la réalité il y a encore un pas. Que les jeunes se mobilisent pour un socialiste comme Bernie Sanders lui laisse encore un peu d’espoir.
D’autant que d’ici là, pour Le Figaro, Marco Rubio peut être le grand rival républicain de Donald Trump.

En tous cas de ce côté-ci de l’Atlantique, les candidats à la primaire à droite assument, unanimes, une ligne libérale décomplexée quasi américaine avec : la promesse d’alléger les contraintes qui pèsent sur les entreprises et de supprimer 35 heures et ISF. Même Henri Guaino « est frappé par cette course à l’échalote pour savoir lequel sera le plus thatchérien, le plus schroederien, le plus ultralibéral. »

Primaire à droite, rêve de primaires à gauche.
Pierre Laurent y croit. Le leader du PC qui ne veut pas aller à la présidentielle comme on va à l’abattoir propose une plateforme commune en préalable à une primaire de la gauche. Il demande donc aussi à Jean-Luc Mélenchon de revenir sur sa décision de faire cavalier seul en étant candidat.

Aujourd’hui les regards vont se tourner vers le siège du Medef où les partenaires sociaux se retrouvent pour tenter de sauver le système de l’assurance chômage en proie à un déficit record de 26 milliards d’euros.
Dans le collimateur : la dégressivité des allocations qui donne lieu à des controverses quant à ses résultats.
20 Minutes rappelle une étude de l’INSEE selon laquelle la dégressivité appliquée entre 1992 et 2001 avait ralenti le retour à l’emploi.
Ce qui fait dire à l’Humanité qu’avec ce projet de dégressivité, Valls et le Medef font plus la guerre aux chômeurs qu’au chômage.
Alors comment réformer l’assurance chômage ?
La Croix ouvre une piste en évoquant l’idée avancée par le Conseil d’analyse économique : mettre en place une assurance chômage européenne qui interviendrait uniquement en cas de choc économique de grande ampleur. Un pot commun qui servirait à allonger la durée d’indemnisation des chômeurs dans un pays gravement touché qui rembourserait les sommes à la sortie de la crise. A méditer.

Pas sûr que David Cameron voit cela d’un bon œil pas plus que son interpellation par Jude Law venu soutenir hier à Calais les associations d’aide aux migrants. L’acteur britannique choqué par la situation des enfants dans la jungle de Calais a demandé à son premier ministre d’accueillir sur son sol les mineurs isolés qui ont de la famille en Grande Bretagne.
On verra s’il sera entendu.
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